Auteur : Stephen King

Pages : 325

ISBN : 978-2-298-01868-4

Comme dans la plupart des romans de Stephen King, tout commence presque « normalement ». Une brute épaisse et débile se retrouve sur les routes verglacées du Maine, la police aux fesses et un bébé kidnappé sur les bras. Et puis l’embrouille glisse doucement vers l’horreur et l’effroi…

Note

Clayton Blaisdell Jr. – surnommé Blaze par ses amis – est ce que l’on appel un crétin. Il est crétin parce que son père le battait lorsqu’il était enfant, allant même jusqu’à le lancer dans l’escalier. Aujourd’hui c’est un grand gaillard, mais un gaillard crétin tout de même. Ce n’est pas de sa faute après tout… Il passe son enfance dans les orphelinats, battu là aussi.

Et avec cette enfance perturbée, avec tout ce qu’il a enduré, on s’attache vite à ce personnage. La vie ne l’a pas gâté et on le comprend. De par ses pensées, on le comprend parfaitement… Même lui le sait qu’il est un crétin. Malgré tout, il n’a pas le choix de continuer sa vie, selon ce qu’il connait, selon ce qu’il a apprit. Et ce qu’il sait, ça lui fut inculqué par quelques amis d’enfances qui ne sont pas de bonnes influences pour lui. Durant les quelques 300 pages que contient le livre, Blaze va de mauvais choix en mauvais choix, incapable de suivre le bon sentier de la vie des gens honnêtes. Il a apprit à être un arnaqueur et arnaqueur il mourra.

Stephen King a un don pour réussir à tenir ses lecteurs en haleine du début à la fin de ses histoires. Le roman Blaze ne fait pas exception. Pourtant le récit ne compte qu’une petite poignée de personnages et une intrigue des plus simples. Malgré tout, l’écriture claire et limpide permet de lire ce roman facilement, presque de façon légère malgré le sujet plutôt noir de l’histoire.

Il ne fait aucun doute que le King a tout un talent d’écriture. Ce n’est pas son meilleur roman, mais même s’il le dit lui-même en préface, ce roman n’est certes pas un fond de tiroir. Malgré la petitesse du récit, malgré le nombre de personnage réduit, malgré le fait qu’il y ait beaucoup de monologue, le suspense et la profondeur qui s’en dégage n’a pratiquement rien à envier à personne. Stephen King a écrit cette histoire alors qu’il était plutôt jeune et franchement avoir autant de talent à cet âge est exceptionnel!

01/09/2016

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