Auteur : Stephen King

Pages : 436

ISBN : 2-7242-2565-1

Dès l’enfance, le terrible pouvoir de la petite Charlie s’est révélé : qu’un objet, un animal, un être humain provoque en elle la moindre crainte, la moindre tension… et il se trouve aussitôt livré aux flammes ! Aujourd’hui la douce et jolie Charlie a sept ans et le cauchemar demeure. Certes, elle sait à présent que son pouvoir est un mal qu’elle doit combattre sans relâche pour en être un jour libérée, délivrée. Alors, de toutes ses forces, Charlie lutte, mais la pulsion souvent l’emporte et déferle. Indomptable, criminelle. Et l’enfant cède au désespoir… Comment ses parents pourraient-ils lui avouer l’atroce vérité – cette imprudence fatale qu’ils ont commise avant sa naissance ? A quel destin Charlie est-elle vouée ?

Note

Les histoires de Stephen King démontrent souvent un énorme penchant vers le fantastique classique – monstres en tout genre, hémoglobine à la tonne et frissons garanti! Mais les grands fans de l’auteur savent qu’il est aussi capable d’écrire d’autres genres de récits. Avec Charlie, on est bien loin de l’épouvante de Shining et de l’horreur machiavélique de Ça. En fait, l’histoire de Charlie est presque banale si ce n’est d’un tout petit soupçon de fantastique qui se traduit par une expérience gouvernementale où il y aura plus de conséquences que prévu… des conséquences qui pourrait avoir d’énorme répercussions sur la sécurité publique. C’est le récit de la folie de l’homme qui pense pouvoir contrôler ce qui ne peut l’être. Forcement, en jouant avec une telle puissance, on fini toujours par se brûler les doigts.

Il n’y a donc pas de clowns terribles ni de scènes d’effrois qui caractérisent bien souvent les romans de cet auteur. Mais le récit n’en est pas moins accrocheur pour autant! On suit donc Charlie et son père qui tentent par tout les moyens de fuir les « hommes en noir » du gouvernement qui les pourchassent. Car Charlie est une enfant bien spéciale, elle peut faire de la pyrokinésie. Et à sept ou huit ans, être porteur d’un tel pouvoir n’a rien de rassurant.

L’histoire n’est pas sans rappeler vaguement un autre roman du King : Carrie. La personne « anormale » n’est autre que l’héroïne du récit – comme dans le premier roman de l’auteur – et le lecteur prend plaisir à la côtoyer. Il est difficile de ne pas trouver le jeune fille sympathique, elle qui est torturée entre le plaisir qu’elle éprouve à utiliser son pouvoir et la peur qu’elle ressent à l’idée de faire du mal à quelqu’un. Pour ce qui est des autres personnages, comme à l’habitude de Stephen King, ils sont tous très bien développés et possèdent une profondeur intéressante.

En fait, l’histoire au grand complet possède une bonne profondeur. Pendant le « présent », il y a souvent des flash-back pour bien comprendre toute l’ampleur du récit. L’auteur joue habilement de sa plume pour tisser un suspense franchement bien mené. Le rythme est très bon, les rebondissements sont là et les personnages sont attachants – autant les bons que les méchants.

Au final, Charlie flirte astucieusement avec le thriller et avec le fantastique et se veut pratiquement une critique sociale. Est-ce que le gouvernement peut réellement user de tous les moyens imaginables pour empêcher quiconque de découvrir la vérité? J’aime à dire que les gouvernements – tous pays confondus – n’iront jamais jusque-là. Mais je ne serais jamais assez bête pour le penser! Pour les secrets d’états, certains sont prêts à aller bien loin…

05/10/2016

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