Auteur : Ray Bradbury

Pages : 218

ISBN : 2-7242-1337-8

En cette fin de siècle, la Terre colonise Mars. C’est ainsi que passent et trépassent, dans une vision de beauté fugace, les derniers survivants d’une race qui s’éteint.
« Dans des bateaux bleus et légers, se dressaient des formes violettes, des hommes masqués, des homme aux visages d’argent, avec des yeux d’étoiles bleues, des oreilles d’or sculpté, des joue d’étain et des lèvres serties de rubis, des hommes aux bras croisés, des Martiens. »
Bradbury, au fil de ces chroniques extraordinaires, nous offre, en même temps que des aventures et des visions singulièrement prenantes, une revanche sur la vie.
Car dans son rêve poétique, il met fin au mythe de l’extra-terrestre hideux et belliqueux. Il réserve ce mauvais rôle à l’homme, colonisateur et mercenaire impitoyable.
Les qualités du message comme de l’écriture font des Chroniques Martiennes un des plus célèbres romans de la science-fiction moderne.

Note

Les romans de Science-Fiction ont la fâcheuse manie de mal vieillir. En effet, ce qui a été écrit il y a longtemps ne correspond en général plus du tout avec la réalité d’aujourd’hui. Chroniques Martiennes de Ray Bradbury ne fait pas exception à la règle. En date d’aujourd’hui, notre technologie est sur plusieurs points supérieurs à ce que décrit l’auteur dans ses chroniques. Mais si les dates ne correspondent pas à la réalité, entendons-nous pour dire que c’est très minime et que ça n’empêche pas du tout le lecteur d’apprécier sa lecture. Une nouvelle version de ce roman a d’ailleurs été « revisitée » pour y ajouter quelques années afin de rendre le tout plus acceptable.

En fait, le plus gros problème avec ce roman est le fait qu’il y a plusieurs discordances notables dans les écrits de l’auteur. En effet, on ne peut que parler du nombre d’habitant sur la Terre qui est – et de loin – inférieur à ce que nous connaissons aujourd’hui. On parle ici d’une différence de quelque cinq milliards ! Citons aussi l’utilisation des phonographes qui n’existe plus depuis belle lurette, faire un plein d’essence pour moins de deux dollars ou même le fait que les esclaves noirs sont encore plus que présent dans la vie de tous les jours.

Toutefois, bien que plusieurs fois la technologie décrite dans ce livre est déjà désuet et que sur plusieurs points les situations décrites font partie du passé depuis longtemps, on ne peut qu’admirer l’imagination de l’auteur pour un roman écrit il y a déjà plusieurs décennies.

En faisant abstraction de tous ce qui est différent de nos jours, l’histoire en tant que tel est réellement très bien menée. Écrit à la façon de petites nouvelles, le roman démontre au lecteur un réalisme vraiment impressionnant. Chaque chapitre se passe quelques mois ou quelques années après le précédent, et ne raconte pas nécessairement la suite directe de ce qui vient de se passer. Mais bien que ce soit un nouveau lieu ou de nouveaux personnages à chaque chapitre, le roman représente une histoire complète où chaque scène a son importance pour bien assimiler la totalité du récit. La fin est extraordinaire et très marquante et complète à merveille l’histoire de la planète Mars.

Oui, les récits de Science-Fiction vieillissent bien mal la plupart du temps, mais si le lecteur est capable de passer outre ces petits détails, il y verra beaucoup plus de points positifs que négatifs. Ray Bradbury démontre avec ses Chroniques Martiennes un véritable tour de force qui réussira tout de même à marquer l’imaginaire de tout amateur de S-F !

22/01/2013

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