Auteur : David Bédard

Pages : 283

ISBN : 978-2-89819-021-6

Profondément ennuyée par un emploi monotone et une vie amoureuse décevante, Sarah décide de tout abandonner et de partir vivre dans l’Ouest canadien.

Ses plans seront toutefois chamboulés lorsqu’elle fera la rencontre de Greg, un séduisant playboy dont elle tombera sous le charme malgré elle.

Dès leur premier rendez-vous, Sarah comprendra cependant que son courtisan dissimule de sombres secrets, tout comme le manoir où il demeure…

Note

Violent, horrifique, noir… Les fils d’Adam n’est pas le genre de roman à mettre entre toutes les mains. Glauque et terrifiant, voilà un huis-clos où les meurtres sordides se succèdent à un rythme élevé et où l’hémoglobine coule à gros bouillon. Parce que dans ce manoir, les scènes qu’on y joue ne sont pas de tout repos. Il faut avoir le cœur bien accroché et s’armer de beaucoup de courage pour s’y aventurer… et malheureusement, la plupart n’en ressortiront jamais !

Sarah s’en rendra compte bien assez vite, mais malheureusement trop tard ! Ce beau et grand manoir sera sa prison – comme pour tous les autres « invités d’honneurs » choisis. La seule règle à respecter est de ne jamais briser les règles. Sinon, les conséquences seront plus qu’atroces !

Le style est percutant, les idées sont déstabilisantes et l’histoire s’occupe de nous donner une tonne de frissons. Les mots sont justes et les images qui apparaissent dans notre tête donnent carrément l’impression d’être dans la même pièce où les scènes se déroulent. On imagine tout, on voit tout… on ressent tout.

L’histoire, bien que choquante, accroche facilement son lecteur. Le rythme est souvent élevé et les pages tournent rapidement tant le stresse augmente de chapitre en chapitre. Et alors que le lecteur s’attend à une tournure, l’auteur nous sort une carte cachée de son jeu pour nous surprendre, nous laissant ainsi entre l’incertitude et l’étonnement.

Le lecteur se sent parfois perturbé par tant de violence, perturbé par les scènes de meurtres qui sont brutales et choquantes. Perturbé par les descriptions visuelles qui restent en tête longtemps. Et pourtant, il m’était impossible de lâcher ce roman une fois celui-ci ouvert. Parce que malgré toute cette violence, l’attachement envers le personnage principal se veut sincère. Continuer notre lecture est la seule chose que l’on puisse faire dans l’espoir naïf d’essayer de prendre sur nous les sévices corporels et ainsi lui enlever un tant soit peu de sa douleur. Comme Sarah, on s’accroche à tout ce qui est possible dans l’espoir que ça se termine le plus tôt possible. Et quand finalement la dernière page est tournée, le lecteur se retrouve encore une fois déstabilisé par cette fin inattendue et marquante !

Merci à David Bédard pour ce roman. Mon cœur a été chamboulé à plus d’une reprise !

23/02/2021

1 réponse
  1. Rousseau
    Rousseau dit :

    Un mélanger d’horreur, de suspens, trash sex, le tout agrémenté d’une pointe d’humour. Génial, vous ne pourrez pas le lâcher. Bravo monsieur Bédard.

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