Auteur : Frank Herbert

Pages : 211+

ISBN : 2-7242-1298-3

Tome 2 : Le messie de Dune
Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremen ont conquis l’univers. Il est devenu l’Empereur Muad’Dib. Presque un Dieu, puisqu’il voit l’avenir. Ses ennemis, il les connaît. Il sait quant et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice, qui donne la prescience, et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort. Et s’il n’avait le choix qu’entre plusieurs suicides ? Et s’il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n’y a-t-il pour le prescient pas d’autre liberté que celle du sacrifice…

Note

Voici un tome bien différent des précédents tout en étant très semblable. Sans être moins bon comme tel – puisque tout est vraiment intéressant – ce roman offre beaucoup moins d’action que ce que nous laisse découvrir le premier et le deuxième tome (VF). En fait, l’aspect politique tient une place très importante dans ce roman et Frank Herbert fait prendre un tournant majeur à son histoire avec ce tome qui est utilisé un peu comme un roman de transition dans le grand cycle et permet très certainement à l’auteur d’installer tout ce dont il aura besoin pour la suite. Il pose les bases pour les tomes suivants qui devraient être – souhaitons-le – très intéressants.

Les personnages sont toujours d’une profondeur incroyable et restent fidèles à ce qu’ils sont depuis le début du cycle. Le côté psychologique de ceux-ci ne cesse d’impressionner ; plus que jamais, ils sont tiraillés entre leurs intérêts personnels et les conséquences à leur gestes qu’ils ne peuvent pas toujours prévoir. On se rend compte que les personnages ne sont ni bons, ni méchants mais qu’ils essaient simplement de faire de leur mieux avec ce qu’ils ont.

Bien que douze années se soient écoulées dans l’histoire entre le tome précédent et celui-ci, le temps écoulé entre le début et la fin du livre est très minime comparativement à Dune et semble parfois figé dans le temps. Ce tome est assez émouvant dans son ensemble du fait que l’accent est mis sur Paul presque exclusivement. Non pas sur ses pouvoirs impressionnants, mais plutôt sur les faiblesses que lui apportent ces pouvoirs. L’auteur démontre un personnage en proie au doute et non pas à l’assurance dont il faisait preuve lors des tomes précédents. Après tout, comment peut-on vivre lorsqu’on peut voir l’avenir… y compris sa propre mort ? Et que le choix de cette mort peut engager l’univers entier vers la catastrophe ? C’est un peu comme une réflexion sur le destin…

Le manque de scènes d’actions peut certainement en rebuter plus d’un – et c’est fort probablement ce qui fait que ce tome est moins apprécié en général. Mais si pour certains cela peut sembler ennuyeux, pour moi ce n’est qu’un point positif de plus quant au talent dont fait preuve l’auteur. Les personnages sont forts, la politique plus que présente et la fin – très redoutée – reste imprévisible jusqu’à la fin.

Le Messie de Dune est sans contredit d’une grande qualité et est dans la lignée directe de ce qui a été commencé avec Dune. C’est de la grande science-fiction à n’en pas douter !

* Ce roman regroupe deux tomes. La critique pour la suite (Les enfants de Dune) sera disponible séparément.

18/04/2013

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *