Auteur : Frank Herbert

Pages : 407+

ISBN : 2-7242-1298-3

Tome 3 : Les enfants de Dune
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s’accomplissent : le désert devient jardin. Du coup, les vers géants se font rares et l’Epice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste l’épopée de Muad’Dib, c’est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les deux jumeaux, Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d’innombrables générations. Y compris, peut-être, l’antique Abomination redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l’univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l’enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l’immortalité.

Note

Dans la lecture de ce tome, nous retrouvons de nombreux personnages déjà connus, mais il y en a aussi de nombreux autres qui prennent une place importante et qui est fascinant de découvrir. Des chemins qu’emprunterons ceux-ci dépendra la survie de la planète Dune, voire même la survie de l’humanité telle qu’ils la connaissent jusqu’à maintenant.

Dès le début, ce tome m’a vite paru fermé et difficile à comprendre comparativement aux précédents. C’est parfois lourd à lire et les chapitres sont assez fastidieux, l’auteur se perdant parfois dans des passages qui semblent inutiles. Aussi, j’ai mis beaucoup de temps à lire ce roman…

… Chose que je n’aurais pas dû faire ! Le style de Herbert est toujours aussi complexe, certes, et peut-être même un peu plus avec ce roman-ci. Néanmoins, malgré le côté politique qui tient un grand rôle dans l’histoire – et qui prend ici des proportions insoupçonnées en début de lecture du cycle – malgré ce côté presque déconcertant par moment, malgré les longueurs qui peuvent être rencontré durant la première moitié du livre, malgré tous les défauts qu’on peut trouver sur ce récit, une fois qu’on a lu la fin, on réalise que tout ce qui précède est réellement important pour bien mettre en place cette fin aussi incroyable. Et je n’ai d’autre choix que de lui donner une très bonne note de passage.

C’est donc une lecture plus fastidieuse que les tomes précédents, certes, mais qui au final demeure assez exceptionnelle dans le genre. Tout est parfaitement bien construit, tout s’emboite parfaitement pour former un ensemble beaucoup plus gros que ce que l’on pouvait penser en débutant le premier tome. Franchement, bien que ce soit plutôt ardu par moment, Frank Herbert fait preuve d’un génie incroyable en nous transmettant une histoire aussi grandiose !

Je dois maintenant prendre un temps de repos avant de me lancer dans le tome suivant. Après un récit aussi dense je n’ai pas le choix. Ce fut une lecture ardue, mais une lecture qui m’a fait vivre des moments vraiment intenses. Et je doute fort que la suite continue sur un mode aussi difficile à lire. La fin des Enfants de Dune le prouvant assez bien je pense. Serais-je capable de résister longtemps avant de prendre en main le tome suivant ?

19/01/2014

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