JESSIE
    .:: Stephen King
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389 pages

ISBN :
2-7242-7673-6

Il ne fallait pas jouer à ce petit jeu, Jessie. Vous voilà enchaînée sur votre lit, le cadavre de Gerald à vos pieds, condamnée à vous enfoncer dans la nuit, la terreur et la folie. Les femmes seules dans le noir sont comme des portes ouvertes... si elles appellent à l'aide, qui sait quelles créatures horribles leur répondront ?.
Aucun des précédents romans de King ne prépare au huis-clos terrifiant de Jessie ; à cette lente exploration de nos phobies et de nos cauchemars les plus sombres. L'histoire de Jessie, sa dernière victime, montre à quel point il ne faut avoir peur que de soi-même.



Commentaire personnel :


Note : 3.5/5

Le roman Jessie de Stephen King raconte une histoire qui peut paraitre banale mais qui démontre au contraire tout le talent de l’écrivain. C’est un huis clos oppressant que cette histoire. Il faut le dire, claustrophobes s’abstenir !

Il faut toutefois que je le mentionne, j’ai eu beaucoup de difficulté à embarquer dans l’histoire, le début me semblant d’une totale inutilité par moment. La plongée dans la tête du personnage principal – une certaine Jessie qui se retrouve bien malgré elle attachée à un lit, son mari mort à ses pieds, revoyant les moments difficiles de son enfance et s’obstinant elle-même avec ses voix intérieures – m’ont semblé à prime abord d’un ennuie indescriptible. Puis, force est de constater que finalement tout s’emboite parfaitement pour amener le lecteur exactement là où le veut l’auteur, à savoir dans la folie de cette femme pour qui tout semble perdu. C’est un long monologue que nous raconte Stephen King, un monologue qui semble un peu lent à démarrer au début, mais qui au final est si poignant et nous tient en haleine plus qu’il n’était prévu au début.

C’est très loin d’être le roman que j’ai le plus aimé de cet auteur. J’en ai connu de bien meilleurs. Mais cette descente aux enfers du personnage, raconté de façon délibérément lente de la part de l’auteur, parvient à faire accroitre la tension psychologique que ressent le lecteur. Avec le talent du King, certaines scènes sont carrément vues comme étant celles d’un film et je dois l’avouer, j’ai senti quelque fois mon cœur se serrer tant les descriptions sont poignantes et réalistes. On perçoit facilement les odeurs nauséabondes du cadavre de son mari, on parvient même à entendre les sons et visualiser les décors autour du personnage ce qui rend l’atmosphère d’autant plus oppressante. Certaines scènes ont soulevées mon dégout à un point tel que j’avais de la difficulté à continuer ma lecture.

Ce n’est pas une histoire de terreur que nous raconte le King, mais bien une histoire oppressante et gore dans son ensemble. Le récit démontre une absence de scènes terrifiantes, l’auteur préférant ici jouer plus sur le côté macabre et lourd d’un sujet qui est finalement tout sauf banal. Jusqu’où peut aller l’être humain pour survivre à tout prix ?

J’ai bien aimé au passage le petit clin d’oeil au roman Dolores Claiborne du même auteur. Ce n’est rien de très exceptionnel, mais c’est intéressant de le constater et je trouve que ça apporte un certain côté tangible au récit, comme si ça ajoutait une dimension qui apporte un réalisme et une profondeur aux romans de Stephen King. Le renvoi vers d’autres de ses romans comme c’est le cas ici permet de percevoir ce qu’il écrit comme étant plus « vrai ».

05/04/2013

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