Auteur : Stephen King

Pages : 325

ISBN : 978-2-226-25806-9

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais…

Note

« Allez mesdames et messieurs! Venez, entrez dans Joyland et trouvez-y du bonheur! »

Ici, pas d’horreur, pas d’épouvante ni de grands frissons comme le King en a si souvent l’habitude. Pas de clowns méchants ni de scènes de pur terreur… bref, rien de ce que le si peu qui est écrit derrière le livre laisse présager… Mais alors, comment peut-on mentir aussi effrontément et réussir tout de même écrire un aussi bon roman? La magie de Stephen King j’imagine..!

Certes l’histoire est matinée légèrement de fantastique, mais elle reste une histoire tout ce qu’il y a de plus banale à priori. Nous suivons une tranche de vie d’un jeune homme de 21 ans en cette année de 1973, l’été où il se fit embaucher à Joyland. Nous le suivons via ce qu’il écrit, bien des années plus tard, alors qu’il se remémore ce petit bout de vie qui fut si décisif pour lui. L’âge de transition à l’âge adulte… et beaucoup plus.

L’histoire, bien que teintée d’un zeste de fantastique, est plutôt nostalgique et rempli d’émotions. Et pour agrémenter le tout, du mystère et même quelque tristesse y est ajouté. Le tout jumelé à des personnages dont le King réussit – avec à peine quelques coups de plume – à rendre si vivants et si vrais donne un effet plus qu’agréable à lire. L’écriture est fluide et facile à lire, ça coule tout seul comme on dit. Quant à l’ambiance, comment ne pas aimer tout ce qui peut se passer dans une fête foraine? Les manèges, bien sûr, mais aussi les ballons, les bonbons et les sucreries, les mascottes ou la maison de l’horreur! Et aux dires des gens, il y a vraiment un fantôme qui hante un certain manège..! Brrr, pas d’horreur ici, mais il y a tout de même de quoi hanter les esprits faibles!

Une fois de plus, Stephen King prouve son talent pour l’écriture. La plupart se plaisent à lui coller le surnom du maitre de l’horreur, mais ici, SK nous démontre que son talent n’est pas seulement à son meilleur au travers du sang et des boyaux. Non… le King est aussi le King lorsqu’il est question d’émotions!

Attachez-vous, car bien que le début soit un peu lent, une fois l’intrigue bien décrite il est difficile de reposer ce roman. Et une fois la dernière page tournée, une fois tous les néons éteints et les visiteurs partis, la magie continue de faire son effet. La magie du King!

04/09/2014

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