Auteur : Ken Follett

Pages : 1050

ISBN : 978-2-253-06835-8

Dans l’Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Note

Les Piliers de la Terre, voilà une brique qui m’a toujours intimidé. Ce roman fait bien un peu plus de 1000 pages, mais ce n’est pas là ce qui m’intimidait. Après tout, j’ai déjà lu plusieurs romans comprenant plus d’un millier de pages. Non, ce qui m’intimidait de ce roman c’est surtout son sujet. L’historique n’est pas nécessairement ce qui m’interpèle le plus dans mes lectures. Qui plus est, je savais que ce roman contiendrait une grande part de religion, autre sujet qui ne m’interpèle pas vraiment… Je me souviens alors avoir acheté cette édition anniversaire de ce roman parce que je le trouvait beau et parce que j’étais certain que je le lirais… un jour où l’autre. Et puis ce roman a été abandonné sur sa tablette de ma bibliothèque pour plusieurs années… Jusqu’à ce que je le dépoussière et que je tente le coup !

C’est un roman dense que celui-ci, ça c’est clair ! L’histoire se déroule sur plusieurs années et sur plus d’une génération. Mais malgré la complexité de l’histoire, on réussit parfaitement a suivre le fil conducteur et à ne jamais se perdre. À travers la construction d’une immense cathédrale, Ken Follet a su faire plusieurs intrigues intéressantes. L’amour, la politique, la religion, les guerres et les trahisons. Tout ça sur plusieurs années et avec toujours les mêmes personnages en trame de fond. L’auteur y va de surprise en surprise tout au long de son récit, tout en s’assurant d’y inclure une panoplie de descriptions sur les églises et les bâtiments des temps anciens. C’est beau ! Certes, c’est beau… mais c’est aussi un peu rébarbatif par moment.

L’écriture est fluide et permet de passer aisément à travers les mille et quelques pages du roman. L’auteur possède certes un talent incroyable pour transmettre ses idées de façon bien imagée, ce qui est important dans ce genre d’histoire compte tenu que le visuel tient une place de choix dans le récit. 

Véritable fresque historique, Les Piliers de la Terre nous dépeint la vie à cette époque. Cette vie qui n’était pas facile pour personne et qui demandait à tous d’être constamment sur ses gardes pour ne pas perdre ses avoirs. On suit un grand nombre de personnages – du simple paysan au roi d’Angleterre -, dont plusieurs femmes au caractère fort et intéressant. Néanmoins, je suis forcé de dire que la plupart des personnages sont un peu plats et manquent de profondeur à mon goût. L’auteur a utilisé tout son talent pour nous décrire des décors et des bâtiments avec tant de mots qu’il en est facile de tout imaginer dans notre tête. J’aurais aimé peut-être qu’il utilise un peu de son relent pour nous faire apprécier un peu plus les personnages en les rendant un peu moins simples et plus définis… 

L’histoire est bien menée, quoique répétitive à plusieurs moments. Vengeance par-dessus vengeance… un moment donné, c’est un peu prévisible et j’avoue que ça m’a un peu déçu par moment. La vie du moyen-âge y est très bien représenté et les intrigues qu’a réussit à inclure l’auteur mêle habilement le romanesque aux grands pans d’histoire de l’Angleterre (et pas seulement). On y découvre de l’amour, la guerre, la famine et la construction d’une belle cathédrale. J’ai aimé partager un moment de la vie de tous ces personnages et je critique seulement le fait que ce roman est une pure merveille pour ses descriptions, ce qui mène inévitablement à beaucoup trop de longueurs. Toutefois, le récit vaut largement la peine d’être lu et je ne peux clairement pas lui mettre une mauvaise note !

En bref, voilà une lecture qui peut faire peur au début, mais qui gagne à être lu tout de même. Plusieurs défauts se glissent dans le style de Ken Follet et malgré tout je sais que mes souvenirs envers cette lecture ne seront que plaisants !

31/07/2019

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