Auteur : Richard Laymon

Pages : 314

ISBN : 978-2-8112-0147-0

On l’appelle la Maison de la Bête. Certains la visitent comme une attraction, attirés par son histoire de meurtres et d’esclavage sexuel. Ils y entrent sans savoir qu’ils n’en ressortiront jamais. Les hommes sont rapidement achevés. Quant aux femmes, c’est un sort bien plus funeste qui les attend. Mais le pire dans cette maison, c’est ce qu’il y a en dessous. Derrière la porte de la cave, au pied des escaliers grinçants, vit une créature purement maléfique. La nuit, quand la maison est plongée dans l’obscurité et le silence… la bête sort.

Note

Richard Laymon est un auteur passé maitre dans la littérature noire. Il est reconnu notamment pour ses romans d’angoisses et de suspenses qui pousse souvent le lecteur à tourner les pages sans aucune modération. Néanmoins, je ne le connaissais pas et c’est avec ce roman-ci que j’ai découvert cet auteur.

Dès le départ, il est possible de comprendre pourquoi Richard Laymon est un auteur réputé, souvent considéré comme étant un « page-turner ». Le lecteur est bien vite embarqué dans l’histoire. Le style littéraire n’est pas des plus travaillé, mais la simplicité des mots permet une approche efficace. L’histoire mêle l’action et les descriptions de façon parfaite, ce qui donne un bon rythme de lecture. Les dialogues, bien présents, jumelé à des chapitres relativement court démontre une fois de plus le talent de l’auteur. Rien n’est compliqué, mais tout est parfaitement bien travaillé dans l’ensemble pour rendre le récit juste assez poignant.

On y suit deux histoires simultanément qui, inévitablement, finiront par se rejoindre quelque part. D’un côté, la vie d’une mère et sa fille qui a été gâché par le viol de cette dernière par son père, et de l’autre, la tristement célèbre Maison de la Bête où plusieurs meurtres y ont étés commis au fil des ans. Le fait que le roman est divisé en chapitres court permet de suivre les événements de façon presque simultanée. Alors que le mari est relâché de prison, Donna et sa fille décident de quitter leur maison pour essayer de mettre le plus de distance possible entre elles et le violeur. Inévitablement, ce dernier de mettra à leur poursuite pour se venger…

L’histoire reste bonne dans son ensemble, mais force est de constater que je ressors de cette lecture un peu déçu. En lisant le texte au dos du livre, je m’attendais à un récit d’horreur où le sang éclabousserait les murs et où la violence prendrait le dessus avec une bête féroce. Toutefois, les scènes de pédophilies trop présente ne m’ont pas apportés les frissons que j’étais en droit d’attendre. Je ne suis pas resté sur ma faim en refermant ce roman, et je peux dire avec sincérité que j’ai passé un bon moment de lecture. Néanmoins, comme je ne m’attendais pas à ça, je ne peux pas classer cette histoire dans les meilleures que j’ai lues. Le point d’ancrage reste l’horreur, mais pas celle dont je m’attendais… Malheureusement, cette histoire de violeur d’enfants prend souvent un peu trop de place… tellement que la plupart du temps les actes de ce pédophile – décrits avec force détails – volent trop souvent la vedette au sujet principal, à savoir la Bête elle-même.

Par chance, la grande finale était très intéressante et sauve un peu la mise. Aussi, il est certain que je me laisserai tenter par un autre roman de cet auteur !

14/03/2013