Auteur : Patrick Senécal

Pages : 498

ISBN : 978-2-89615-081-6

Croyez-le ou non, malgré les terribles événements qui ont perturbé la première semaine de cours, la session d’automne s’est poursuivie comme si de rien n’était au cégep de Malphas. On a même eu droit, au département de littérature, à un nouveau collègue, Michel Condé, qui a décidé de fonder un club de lecture. Je m’y suis aussitôt inscrit : quoi de mieux qu’une activité littéraire normale et tranquille pour oublier ce que j’ai vécu depuis mon arrivée à Saint-Trailouin ?
Pourtant, au cours de ces dernières semaines, je n’ai pas arrêté de penser au mystère qui entoure Malphas et Rupert Archlax senior, l’homme qui est à l’origine du cégep, et c’est pourquoi j’ai décidé de reprendre mon enquête avec l’aide de Simon Gracq, qui ne demande pas mieux.
Or, pendant que je cherche une façon de découvrir le lien qui semble unir Archlax senior à la vieille Fudd, une explication à l’odeur nauséabonde du cégep – encore plus persistante dans le local 1814 où le club de lecture se réunit – et ce qui se cache derrière la porte de métal dans le sous-sol du cégep, moi, Julien Sarkozy, j’ai de plus en plus la certitude que cette session, qui a si mal commencé, court maintenant à la catastrophe !

Note

Je me souviens m’être régalé avec le premier tome de cette première série écrite par Patrick Senécal, ce premier tome qui était une véritable surprise du fait que l’auteur y a inséré beaucoup d’humour contrairement à ses autres romans. Un humour particulier, certes, mais un humour qui ne peut que plaire aux fans de l’écrivain. Et ce deuxième tome est franchement une belle continuité de ce que Senécal nous a démontré avec le premier volet.

Bien que l’auteur promette que chaque tome développe sa propre histoire indépendante, on se rend vite compte que cette série est beaucoup plus vaste et complexe qu’elle ne le laissait présager au premier abord. Malphas, ce cégep qu’on ne peut que qualifier comme étant inquiétant, cache beaucoup plus que ce que les gens veulent le croire. Il s’y passe tant de choses bizarres à l’intérieur qui ont tout pour horrifier la population, mais ces bizarreries sont si fréquentes que les gens n’y prêtent plus attention…

Le style d’écriture si particulier de Patrick Senécal sait franchement faire son effet sur le lecteur. L’histoire étant écrite à la première personne, l’auteur s’amuse de façon évidente à faire parler son personnage principal, parfois avec une grotesquerie alarmante, mais toujours en étant incroyablement sympathique aux yeux du lecteur. Je me suis attaché si facilement à ce Julien Sarkozy, ce professeur de littérature si particulier, qu’en refermant le livre je ne pouvais qu’être triste de le quitter.

Patrick Senécal est sorti de sa zone de confort en écrivant Malphas. Il a laissé de côté le sexe et l’horreur pour y inclure un sens plus léger et humoristique. Et si ce changement de cap de la part de l’auteur était craint par ses lecteurs en premier lieu, il est possible maintenant d’affirmer que la plume de Senécal est tout aussi cinglante et captivante. L’auteur est peut-être sorti de sa zone de confort, mais on se rend vite compte que finalement… cette zone n’est jamais bien loin.

Ce deuxième tome est tout aussi réussit que le premier, voire même plus ! Il est clair que l’humour noir et cynique est très bien maîtrisé par Patrick Senécal. Et ce n’est pas pour me déplaire !

05/09/2012

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