Auteur : Patrick Süskind

Pages : 89

ISBN : 2-253-04742-2

Lorsque lui arriva cette histoire de pigeon qui, du jour au lendemain, bouleversa son existence, Jonathan Noël avait déjà dépassé la cinquantaine, il avait derrière lui une période d’une bonne vingtaine d’années qui n’avait pas été marquée par le moindre événement, et jamais il n’aurait escompté que pût encore lui arriver rien de notable, sauf de mourir un jour. Et cela lui convenait tout à fait. Car il n’aimait pas les événements, et il avait une véritable horreur de ceux qui ébranlaient son équilibre intérieur et chamboulaient l’ordonnance de sa vie.

Note

C’est avec une écriture ni trop simple ni trop compliquée – qui nous permet de passer au travers de ce petit livre dans le temps de le dire – que l’on découvre la dure réalité de Jonathan Noël. Malgré le fait qu’il y ait très peu de description de ce personnage principal, Patrick Süskind décrit bien les souvenirs difficiles de son enfance et nous permet ainsi de compatir avec lui.

On en sait donc assez pour savoir où nous mène l’histoire mais sans plus. Puis, tranquillement, le lecteur est entraîné dans les pensées paranoïaques du personnage ; un homme solitaire, à la vie tranquille et très routinière. Et si on accepte ses angoisses, on a toutefois certaines difficultés à bien les concevoir, compte tenu qu’il voit très gros ce qui est en réalité très bénin… et pourtant, connaissant l’histoire de son enfance, on ne peut que comprendre le raisonnement de ses pensées qui le pousse à faire ce qu’il fait.

La force de cette novella est principalement dû au fait que l’auteur décrit parfaitement le côté psychologiquement instable du personnage dont un élément déclencheur, aussi minime soit-il, peut tout faire chambouler. La dure réalité de Jonathan Noël peut facilement trouver ressemblance dans la vie de chacun de nous… mais à une échelle différente peut-être.

Une lecture simple, qui ne marque peut-être pas le lecteur pour très longtemps, mais qui lui permet de passer un bon moment à feuilleter ces quelques pages.
Je n’en garderai toutefois pas un souvenir impérissable…

09/08/2011

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