Auteur : Pierre Boulle

Pages : 191

ISBN : 978-2-266-11828-6

Y a t-il des êtres humains ailleurs que dans notre galaxie? C’est la question que se posent le journaliste Ulysse Mérou, lorsque, de leur vaisseau spacial, ils observent le paysage d’une planète proche de Bételgeuse : on aperçoit des villes, des routes curieusement semblables à celles de notre Terre. Après s’y être posés, les trois hommes découvrent que la planète est habitée par des singes. Ceux-ci s’emparent d’Ulysse Mérou et se livrent sur lui à des expériences. Il faudra que le journaliste fasse, devant les singes, la preuve de son humanité…

Note

Beaucoup se rappellent les adaptations cinématographiques de cette histoire dont la plus célèbre est sans doute celle réalisée par Franklin Schaffner dans les années ’60. Dans ma quête de connaître les grands classiques littéraires, je ne pouvais pas passer à côté de ce petit roman de Pierre Boulle. En ayant en tête, bien sûr, les images de ce grand film…

Je dois avouer que j’avais une certaine crainte en commençant le livre. Une sorte de peur d’être déçu par une histoire que je connais bien. Mais surprise! J’ai été agréablement surpris, voir même charmé par cette lecture. C’est avec bonheur que je constate, en lisant ce roman, qu’il y a plusieurs différences notables entre le film et l’histoire originale.

Malgré la petitesse de ce roman, l’auteur réussit très bien à nous captiver. Pierre Boulle utilise un style accrocheur; il va droit au but et son histoire se compose de chapitres très courts. Le choix des mots est juste; ni trop compliqués, ni trop simples et ce malgré le côté scientifique qui est très présent dans le récit.

D’un petit roman de moins de 200 pages ressort donc une histoire intéressante qui ne peut laisser quiconque indifférent. L’auteur partage avec nous sa vision de notre propre société. Vision qu’on ne peut que qualifier comme étant très réaliste. Ça nous pousse à réfléchir sur les mentalités de l’homme, à se questionner sur notre propre façon de faire les choses. L’espèce la plus intelligente se hisse inévitablement au sommet de la hiérarchie… utilisant les animaux comme bon leur semble, en les mutilants pour mieux les étudier. Que feriez-vous si les singes étaient les plus intelligents et que les humains n’étaient rien de plus que des animaux sauvages? C’est là qu’on comprend l’importance d’une vie, peut importe l’espèce…

C’est un petit livre qui ne demande que quelques heures de lecture. Mais durant ces quelques heures, le plaisir est réellement au rendez-vous!

30/03/2012

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