Auteur : L.P. Sicard

Pages : 171

ISBN : 978-2-89786-833-8

Par cette réécriture horrifique du conte célèbre Raiponce, engouffrez-vous au coeur d’un abîme où les masques de monstre et de victime couvrent le même visage ; où tous, y compris les sauveurs, n’échappent pas aux règles qui dictent l’abomination humaine.
Un incendie mortel dans un hôpital psychiatrique pour enfants.

Des jeunes femmes qui disparaissent de manière inexpliquée.

Une adolescente capturée à son tour par un être défiguré qui se plaît à lui brosser sauvagement les cheveux au creux d’une mine désaffectée.

Un chasseur psychopathe découvrant par hasard le repaire du monstre.

Et l’horreur sanglante qui s’englue dans les mèches blondes de ce trophée vivant.

Note

J‘ai connu L. P. Sicard avec son premier conte interdit Blanche Neige qui m’avait marqué. Je me souviens parfaitement de cette lecture et du sentiment que j’avais eu en terminant le tout premier chapitre. Je savais alors que cette lecture me plairait. Et avec Raiponce, son deuxième conte interdit, c’est tout à fait pareil !

Parce qu’avec Raiponce, L.P. Sicard tient ses promesses et confirme mon attachement à l’auteur. Encore une fois, il à su m’accrocher immédiatement par ses idées et sa plume. L.P. Sicard couche sur le papier un texte des plus provocant et déstabilisant. Déjà en terminant le premier chapitre le lecteur sait à quoi s’attendre de la part de l’auteur. Il sait que cette lecture ne sera pas de tout repos… et qu’il n’en sortira pas indemne !

L’histoire que nous raconte ce roman donne des frissons. Des frissons de dégoûts, des frissons d’horreurs, des frissons d’angoisses et d’affolements. Et pourtant, le talent de l’auteur ne se limite pas seulement à réussir à donner des frissons à son lectorat. Dès le début du roman, le lecteur se sent captivé par des scènes horribles où l’hémoglobine tient une place bien en évidence dans les images qui se forment dans notre tête. Au fil des chapitres, des doigts de glace nous saisissent par l’échine et nous accrochent fermement. Et à chaque nouvelles scènes d’horreur, cette poigne se raffermit jusqu’à nous couper le souffle tant les événements abominables se succèdent à un rythme affolant. Pas de doute, l’imagination de cet auteur est débordante et sans fin.

Dans ce huis clos, l’obscurité renferme bien plus qu’une simple menace. C’est la promesse d’une peur sans nom qui plane constamment au-dessus de nos têtes. Et plus encore, cette noirceur que l’on retrouve au plus profond de l’âme humaine tient aussi une place de choix, faisant de l’histoire un récit des plus angoissant au tournant de chaque page. Le mal existe vraiment en ce lieu… et le mal à le bras long !

C’est une lecture troublante que nous livre ici L.P. Sicard. Un roman court, mais qui fait le travail pour apporter son lot d’angoisse. J’ai apprivoisé la plume de cet auteur lors de ma lecture de Blanche Neige et plus récemment Au nom de l’horreur. Avec Raiponce, je confirme mon attachement à cet auteur qui réussit toujours à insérer un style poétique dans ses écrits. Son écriture est saisissante et c’est toujours avec une facilité déconcertante qu’il réussit à m’agripper fermement pour ensuite me marquer l’esprit au fer rouge.

C’est donc un pari réussi pour l’auteur, ce deuxième conte interdit est tout aussi morbide que le premier… sinon plus !

04/11/2018

3 réponses
  1. Emilie
    Emilie dit :

    Je viens de terminer le livre, et ouff, quelle histoire ! On arrive facilement à ce mettre dans la peau de Jacinthe, qui espère de + en + s’en sortir, mais qui s’enfonce de + en + dans ce labyrinthe obscur et macabre. Quand le 1er chapitre se termine, on a tout de suite hâte de savoir quand, QUAND l’homme la retrouvera… mais quand ça arrive, on aurait espérer que non ! La fin est par contre très sec, j,aurais aimé en lire un peu plus !

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