SPIN
    .:: Robert Charles Wilson





608 pages

ISBN :
978-2-07-040748-4

Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La Lune a disparue, le Soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable Soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre...
Qui a emprisonné la Terre derrière le Bouclier d'Octobre? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?



Commentaire personnel :


Note : 4/5

En lisant le synopsis de ce roman, j’ai tout de suite su qu’il me fallait lire ce récit de science-fiction. Quelques phrases seulement au dos du livre et pourtant je savais que ce livre allait inévitablement me plaire. Je ne l’ai donc pas laissé lambiner trop longtemps dans ma PàL.

Et j’avoue avoir bien fait de m’y attaquer le plus tôt possible, parce que ce roman possède très certainement un côté assez addictif pour permettre à tout amateur de S-F de ne pas le laisser de côté trop longtemps. Il s’agit pourtant d’un roman relativement difficile à lire compte tenu de sa complexité qui peut rebuter plus d’un néophyte. Mais le tout nous est amené tranquillement (trop ?), ce qui fait que l’immersion se fait sans accrochage et à un rythme bien contrôlé.

L’idée de départ, le fait que l’humanité soit coupée de tout le reste de l’univers, est très intéressante et permet très certainement au lecteur d’être aussitôt captivé par l’histoire. C’est passionnant, c’est intriguant, c’est palpitant... ça fait peur ! Toutefois, de la façon dont l’auteur amène son récit, je suis forcé de dire que c’est un peu décevant. En fait, le côté S-F est très attirant et très passionnant tout au long du roman. Malheureusement, pour ce qui est du reste, pour ce qui est du côté humain, ça traîne en longueur. Et il y a beaucoup de « côtés humains » dans ce long roman de 600 pages. Pas que c’est inintéressant. Peut-être simplement qu’il y a plus intéressant dans ce roman…

Néanmoins, à force de côtoyer le personnage principal, on finit par s’y attacher et par l’aimer. Son histoire n’est certes pas des plus ordinaire et mérite clairement qu’on s’y attarde. C’est bien plus qu’un simple roman de science-fiction. C’est une critique ambitieuse de l’humanité comme on en a encore jamais vu.

Au final, on pardonne assez facilement les faiblesses de rythme puisque le sujet principal est très intéressant. Malheureusement, quelques égarements ont fait en sorte que ce roman ne soit pas un coup de cœur. Il mérite tout de même une bonne note et me donne très certainement envie de connaître les autres romans du même auteur !

04/06/2018

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