Auteur : Stephen King

Pages : 259

ISBN : 2-7242-8197-7

Ben Richards vit dans un futur proche, en Amérique. Une Amérique contrôlée par The Network. L’opinion publique est forgée par Free-Vee, une télévision obligatoire dans tous les foyers. Les pauvres n’ont aucun espoir, n’auront jamais de travail décent, de conditions de vie décentes, de mort décente. A moins qu’ils ne participent aux jeux. Afin de soigner sa fille et de sauver sa femme de la prostitution, Ben Richards est volontaire pour les jeux et il est sélectionné pour le jeu ultime : le Running Man. L’objectif du jeu : survivre aussi longtemps que possible. Il doit se filmer 2 fois par jour pour prouver qu’il est encore en vie et aussi pour faire monter l’audimat. S’il survit 1 mois, il a gagné. Sinon, la personne qui le tue reçoit un prix du Network.

Note

Running Man est un roman d’anticipation écrit dans les années ’80 par Stephen King sous le pseudonyme de Richard Bachman. C’est donc un roman qui se passe dans le futur où la pollution empoisonne l’air et où la société est divisée en classes sociales évidentes. Les pauvres peinent à survivre tandis que les riches ont, quant à eux, les moyens de se payer des filtres nasaux pour ne pas être incommodé par la qualité de l’air… évitant du même coup le risque de mourir d’un cancer des poumons. Les emplois étant pratiquement inexistants chez les moins nantis, certains se voient attiré par un jeu télé cruel dans l’espoir de gagner de quoi subvenir à leurs familles le temps qu’ils restent en vie. Parce que oui, il y a de fortes chances que les participants meurent en direct à la télé. Benjamin Stuart Richards sera l’un d’eux… et pas le moindre. Il aura la « chance » de participer à La Grande Traque, une immense chasse à l’homme au niveau planétaire.

La plume de Stephen King n’est plus à décrire, mais encore une fois il réussit à me scotcher sur place avec un de ses bouquin. Cette fois, il n’y a pas de longueurs et les chapitres sont courts, très courts. Le texte est écrit de façon à donner au lecteur l’impression de devoir lire vite, comme si ça pouvait faire une différence vitale dans l’histoire de Richards… le supporter à tout le moins. C’est véritablement une course contre la montre, un road movie qui ne laisse que peu de place aux réflexions durant la lecture tout en laissant une forte envie de se questionner en le terminant. Se questionner sur nous-même, sur les choix de notre société en général… sur l’avenir de notre société.

Les dystopies ne démontrent pas souvent un futur agréable et sans histoire. Et ce petit roman de Stephen King ne déroge pas à la règle. Le monde dans lequel évolue notre personnage n’est pas bien joli. La violence est là, bien sûr. Il ne peut pas en être autrement dans ce genre d’histoire. Mais la violence n’a d’égale que la façon dont fait le gouvernement pour cacher la vérité au peuple. Tout est bien dosé, tout est préparé pour que ce soit convainquant. Le récit que nous partage le King est bien mené et le suspense augmente admirablement bien tout au long de la lecture. C’est presque un sans faute !

 

Au final, le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer et la fluidité du texte ne laisse que très peu d’accrochages durant cette lecture. C’est une histoire époustouflante que nous livre le King. C’est alarmant et déstabilisant de suivre notre personnage, mais le lecteur ne peut que continuer rapidement sa lecture dans l’espoir naïf que notre héros réussisse un tour de force. C’est addictif et dévastateur. Et tout ça en très peu de pages !

16/07/2019

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