Auteur : Stephen King

Pages : 604

ISBN : 2-7242-6111-9

Au cours d’une promenade en forêt, Bobbi Anderson trébuche sur un morceau de métal qui dépasse du sol. Intriguée, elle commence à creuser pour ne s’arrêter que de nombreuses heures plus tard, ayant travaillé en état de transe. Dégageant progressivement une structure gigantesque, elle se rend compte qu’il s’agit d’un vaisseau extraterrestre. Une fois exposé à l’air, le vaisseau exerce une influence sur la population de la petite ville de Haven, donnant des idées révolutionnaires aux gens, mais les transformant petit à petit en créatures non humaines dénuées de tout sens éthique.
Le poète James Gardener, un ami de Bobbi, arrive à Haven à ce moment-là et est immunisé aux effets du vaisseau grâce à une plaque en métal qu’il a dans la tête suite à un accident. Il se rend compte assez vite que quelque chose ne va pas chez Bobbi et le reste des habitants de Haven et va faire son possible pour arrêter le cours des évènements.

Note

Toc, toc à la porte, les Tommyknockers sont là! Et ce n’est pas pour notre bien…

Je ne sais pas si un jour je lirai un livre de Stephen King que je n’aimerai pas. Encore une fois, il réussit à me surprendre avec ici une incursion dans l’univers de la science-fiction en racontant une histoire de E.T. bien spéciale. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce (gigantesque!) roman, ayant cru comprendre que cette histoire des Tommyknockers ne fait vraiment pas parti des favoris du King auprès de ses fans. Et pourtant – en toute franchise – je n’en comprends pas la raison.

Il est vrai que cette histoire ne représente pas ce que Stephen King nous a habitué au fil du temps. Certains y verront un côté S-F trop développé. Moi j’y vois surtout l’essai de la part de l’auteur de faire quelque chose de différent. Et cet essai est fichtrement bien réussi quant à moi! On reconnait parfaitement la plume de l’auteur mais cette fois sur un sujet qu’il a très peu exploité…

J’ai été un peu déstabilisé en début de lecture, mais j’ai vite été conquis par la précision de l’écriture, par la façon dont l’auteur amène ses idées, la façon dont il met tout en place vers une finale qui ne peut qu’être grandiose. L’horreur de cette histoire m’a fait vivre toute la gamme des émotions durant ma lecture. Il y a les corps en morceaux avec tout le sang, la pourriture, les odeurs… mais il y a aussi l’horreur pour le côté glauque du roman. C’est sombre, c’est macabre, c’est noir… Certaines scènes peuvent carrément faire des cauchemars tellement l’horreur est poussé à son point le plus loin sans jamais franchir la limite.

Et entre tout ça, il y a l’histoire qui ne cesse de surprendre, qui ne cesse de faire peur et qui ne cesse de donner des frissons. Des longueurs? Oui bien sûr qu’il y en a… comme dans tous les gros pavés. Mais ces longueurs ne pèsent jamais trop lourd dans la balance de l’appréciation auprès du lecteur – auprès de moi en tout cas. En plus de 600 pages, Stephen King prend le temps de bien installer les bases de ce roman, il prend la peine de s’assurer de ne rien oublier (au risque d’en mettre parfois un peu trop aux goûts de certains). Et bien franchement, j’aime ça! Ça donne la possibilité au lecteur de s’attacher aux personnages, de les comprendre, de les aimer… Et ça donne surtout l’impression en refermant le roman pour la dernière fois que l’on perd la présence d’un bon ami!

10/04/2016

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