Auteur : Stephen King

Pages : 953

ISBN : 2-7441-9186-8

Tome 7 : La Tour Sombre
Les retrouvailles du ka-ten de Dix-Neuf auront été de courte durée, car les pistoleros doivent à nouveau se séparer pour accomplir les deux tâches dont dépend le sort de la Tour Sombre : mettre fin à l’ignoble labeur des Briseurs détruisant les Rayons, et sauver l’écrivain Stephen King d’une mort programmée qui les condamnerait inéluctablement. Et ce n’est là qu’un prélude à l’affrontement avec Mordred – monstre hybride enfanté par Mia/Susannah -, le dernier héritier de la lignée d’Eld mais aussi du Roi Cramoisi, lequel n’a pas dit son dernier mot. Pour Roland de Gilead, la Tour est à ce prix… un prix qu’il devra payer de tout son être, pour la survie de tous les mondes.

Note

Ce roman, le dernier de la saga de La Tour Sombre – le plus gros qui plus est ! – clôt les aventures de Roland de Gilead et de son ka-tet. Après avoir vécu un nombre incroyable de péripéties, Roland atteint enfin son but. La Tour Sombre est en vue. Mais quel secret se cache à son sommet ?

Il n’y a pas à dire, cette saga de La Tour Sombre a de quoi faire jaser. Entre le premier tome et ce dernier, il y en a eu du chemin… et pas seulement dans l’histoire. En effet, l’écriture s’étant échelonné sur plusieurs décennies, le style d’écriture évolue aussi incroyablement. Stephen King a su, au fil de ses romans, raconter une histoire incroyablement complexe et terriblement bien travaillé. Chaque tome possède son propre style. Chaque tome emmène son lot de réponses et de questions. Chaque tome y va à son propre rythme. Chaque tome nous en apprend un peu plus sur la vie du pistolero…

Dans ce septième et dernier tome, le rythme est soutenu. Malgré la lourdeur du roman (autant dans le nombre de page (c’est une brique !) que dans l’histoire), les pages tournent aisément. Si les tomes précédents donnaient une impression de lenteur dans l’avancement de l’histoire, dans ce dernier roman il en va tout autrement. L’histoire plonge le lecteur dans une course folle dont le but ultime est cette tour, cette fameuse tour sombre qui hante les rêves de Roland depuis des lustres. Mais le chemin qu’il reste à parcourir ne seras pas sans embûches…

Les émotions sont au rendez-vous, comme ce fut le cas durant toute cette fabuleuse histoire. Mais cette fois, le fait que ce soit le dernier roman de la saga joue beaucoup sur les émotions. Le chemin est très laborieux et en cours de route j’ai quelques fois eu envie de laisser tomber… mais les personnages – Roland tout d’abord, mais aussi tout son ka-tet – sont tellement forts et inspirants qu’il est difficile de ne pas vouloir connaître la suite. Laisser partir tous ces personnages n’est pas chose facile.

Et puis il y a la finale. Il est difficile d’y croire lorsqu’on y arrive enfin. Ce fut si laborieux tout au long des tomes et on peine à croire que le but ultime est maintenant à portée de la main. Mais cette finale est impressionnante. Stephen King réussi un beau petit tour de force qui marquera toute personne qui s’y rendra. Rien n’est laissé au hasard et l’auteur s’amuse très clairement avec son lectorat. Il n’y a que Stephen King pour nous pondre une saga aussi complexe et aussi forte. Ce n’est qu’en lisant les dernières lignes qu’on se rend finalement compte de toute l’ampleur de cette grande histoire !

Maintenant, après plusieurs centaines de pages au travers desquelles il y a eu du plaisir – beaucoup de plaisir – et des émotions – beaucoup d’émotions – la satisfaction de terminer enfin ce grand cycle est fortement dilué par un sentiment de tristesse du fait de laisser aller tous ces personnages forts et ce monde (ces mondes) incroyablement fouillé et pourtant très mystérieux.

Merci saï King pour cette saga. Que vos journées soient longues et vos nuits plaisantes ! Cette grande histoire se hisse aisément dans mon top 5, toutes sagas confondues !

02/05/2018

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