Auteur : Neil Gaiman

Pages : 495

ISBN : 978-2-84626-184-5

Richard Mayhew vit à Londres une vie sans histoire, travaille dans un bureau, s’apprête à se marier, lorsqu’il sauve la vie de Porte, une jeune fille qui a le don de savoir ouvrir tout ce qui peut s’ouvrir. Cet évènement fait basculer sa vie. Sa fiancée le quitte, ses proches ne le voient plus, sa vie semble n’avoir jamais existé.

Il découvre alors qu’il existe un Londres d’En Bas, souterrain, peuplé de mendiants qui parlent aux rats, et de toute une société féodale et magique. Il décide de suivre Porte à la recherche des assassins de son père, dans l’espoir de trouver un moyen de reprendre une vie normale.

Note

Encore une fois, Neil Gaiman surprend par son originalité et son imagination débordante. Neverwhere est un récit surprenant et original qui aura tôt fait de captiver le lecteur dès les premières pages du livre. Ici, le personnage principal est désorienté par ce que révèle la Londres d’en bas et tout comme lui, nous découvrons petit à petit ce qui se cache dans cette ville invisible au commun des mortels. La réalité n’a donc plus aucune raison d’être puisque tout est rendu possible.

Malgré sa laideur, la Londres d’en bas – débordante de créatures hétéroclites, de personnages hauts en couleur et où la vie est aussi sombre que la mort – est un monde tout de même magnifique qui permet facilement au lecteur de s’y retrouver et de s’y attacher. Les descriptions, autant pour décrire l’atmosphère générale que les situations, permettent de bien visualiser l’environnement dans lequel Richard Mayhew avance bien malgré lui et ne font que rendre l’histoire encore plus fascinante.

Et que dire des personnages ? Que ce soit le marquis Carabas, Dame Porte ou Chasseur, ils sont magnifiques ! Et impossible de passer sous silence M. Croup et M. Vandemar. On ne peut qu’apprécier ce duo de méchants qui sont certainement les plus plaisant que j’ai pu lire dans ma vie. Ils sont cruels, sadique et légèrement décalés côté cerveau, ce qui les rend – effrayants certes – mais mortellement drôles. Leurs apparitions n’en sont donc que plus savoureuses.

Neil Gaiman a réussit à faire de cette histoire un conte merveilleux qui plaira à tous par son côté simple mais pourtant bien rempli de magie. Un mélange parfait d’horreur et de fantastique dans une atmosphère sérieuse mais souvent loufoque.
Du Gaiman à son meilleur !

01/08/2010

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