Auteur : Mathieu Fortin

Pages : 124

ISBN : 978-2-923603-23-0

Un monstre est capturé en Asie. S’agit t-il d’un mutant ou d’une créature dont on n’a encore jamais soupçonné l’existence? Une équipe de scientifiques de Toronto demande à ce qu’on lui expédie la chose, pour en déterminer l’origine, mais le cargo qui la transporte frappe un haut-fond en face de Trois-Rivières. La cage de plexiverre craque et le monstre s’enfuit.
Trois-Rivières est assiégée. Victor, un jeune professeur, et son coloc Julien tentent d’échapper au fléau, mais les hommes et les femmes dont le monstre s’abreuve deviennent eux-aussi des monstres assoiffés de sang. Même le voisin Raoul, pourtant si cool… Pendant que la ville est sous le coup de cet assaut, le Protocole Reston est appliqué : tous les moyens de communication sont coupés : téléphone, radio, internet, télévision… et on refuse l’entrée au journalistes à l’intérieur du périmètre.
Des luttes de pouvoir se jouent, dont les règles échappent aux dirigeants eux-mêmes.
Parce que personne ne doit savoir. Personne. Jamais. Le protocole Reston, un roman d’action qui file à un train d’enfer.
Note

Petit roman d’à peine plus de 120 pages, un auteur que je ne connais pas du tout… un sujet qui semble avoir été surutilisé avec les années… Je crois que je peux aisément dire que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre… ou plutôt que je ne m’attendais pas à grand-chose.

Mais voilà que ça part sur les chapeaux de roue et le rythme est effréné du début à la fin. Il n’y a pas à dire, ça tient en haleine d’un bout à l’autre. Le tout entrecoupé parfois de petits intermèdes qui permettent au lecteur de décompresser mais surtout d’en apprendre plus sur ce qu’est le Protocole Reston. Ça donne une saveur toute particulière et c’est efficace !

Les chapitres sont très courts, passant des personnages principaux aux membres du gouvernement pour ensuite revenir à l’action qui accompagne les personnages importants. Il n’y a aucune perte de temps. L’action arrive vite, l’histoire avance vite et on tourne la dernière page tout aussi rapidement. Mais entre la première et la dernière, c’est comme une claque !

C’est le genre d’histoire que j’aime lire de temps en temps. Le stress augmente aisément, l’action n’arrête jamais, le lecteur reste dans l’incertitude… le genre de livre qu’on lit d’une traite sans vouloir le lâcher. Pourtant ce n’est pas de la grande littérature. Le style de l’auteur est clairement Québécois, utilisant à outrance le jargon de notre belle province lors des dialogues. Rien d’étonnant, puisque l’action se situe au Québec. Et franchement, ça ne m’a pas du tout ennuyé durant ma lecture. Ça donne même une certaine crédibilité aux personnages qui, sous l’effet de la peur extrême face à tout ce qui se passe autour d’eux, abusent des jurons comme la plupart le feraient très certainement.

Oui, c’est un sujet plus qu’utilisé… après tout, les histoires de zombies se comptent par centaines… Mais celle-ci se passe au Québec. Et comme je suis Québécois moi-même, ce livre m’a donné des sueurs froides en me faisant comprendre que finalement peu importe où nous habitons, personne n’est à l’abri contre ce genre d’événement apocalyptique… Mais je n’ai pas aimé ce livre parce que l’auteur est Québécois, je l’ai aimé parce que c’est tout simplement un pure moment d’adrénaline. Mais attachez-vous, parce que ça part !

20/11/2013

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