Auteur : Isabelle Fréchette

Pages : 171

ISBN : 9782923639086

Lundi matin. Mais là ne s’arrête pas l’histoire, bien au contraire.
François Clémentin découvre un homme pendu par la cravate dans sa salle de bains. Or, en général, ce ne sont pas des cadavres qu’on trouve dans la salle de bains de notre héros, mais plutôt des objets communs tels une brosse à dent, une baignoire, une cuvette de toilette et un savonnier. À l’évidence, la situation sort de l’ordinaire.
S’agit-il d’un suicide, d’un meurtre ou encore d’un bête accident (comme la désolante méprise entre jus de kiwi et antigel qui a causé la mort de ce pauvre daltonien)? Impatient de répondre à cette question, Clémentin se lance corps et âme dans une enquête sans queue ni tête où défileront un hamster négligé, une voyante à la moralité douteuse, un rouleau à pâte, un policier dépourvu d’humour, quelques verres de scotch et, bien sûr, un tueur à gages végétarien.
Vaste programme pour Clémentin, qui se consacre en même temps à l’écriture de son premier roman policier…

Note

Étrange, bizarre, insolite, hétéroclite, biscornu… voilà quelques mots qui pourraient aisément qualifier ce petit roman de Isabelle Fréchette. En fait, c’est un peu un ramassis de « n’importe quoi », écrit n’importe comment, pour former un genre de suite qui donne un semblant de sens logique. Quoique le mot « logique » ne s’applique peut-être pas réellement. Déjà le titre à de quoi laisser pexplexe… En fait, je ne sais pas trop quoi penser au final de cette histoire…

Le personnage principal est clairement dérangé dans sa tête. Dès les premières pages le lecteur se rend compte qu’il n’est pas dans la normalité de l’être humain. En fait, je dirais que passablement tous les personnages du romans sont plus ou moins allumés, ce qui au final rend le récit somme toute assez burlesque dans son ensemble.

Le lecteur débute sa lecture de façon enthousiaste, un sourire au coin des lèvres, en lisant la dédicace de l’auteur :  « À Adam et Ève, sans qui ce livre n’aurait jamais vu le jour. » Puis, en milieu de roman, le lecteur commence à se poser des questions et à se demander si cette histoire n’est pas là pour se foutre de sa gueule… Et ce sentiment ne s’envole pas complètement en terminant le livre puisque la seule chose que le lecteur peut se dire en le refermant c’est… que ce n’est vraiment pas clair!

L’absurdité de la chose, jumelé à une intrigue qui ne se suit pas vraiment, donne l’impression au lecteur de perdre son temps par moment et c’est très déconcertant. Entendons-nous, c’est très loin d’une écriture très fouillée et c’est simplet. Toutefois, en prenant le tout au deuxième degré – à savoir ne pas se faire trop d’attentes – il est possible de passer un moment de lecture assez saugrenu, mais relativement plaisant. C’est comique par moment, c’est déconcertant à d’autres, mais malgré tout c’est toujours assez intéressant pour ne pas décrocher. Lorsque le cerveau du lecteur réussi à se mettre à off, le reste coule tout seul.

Finalement, c’est une lecture assez distrayante mais bigrement déconcertante. Les chapitres sont courts, les pages tournent vite et en refermant ce livre pour la dernière fois, le lecteur ne peut qu’être heureux de l’avoir terminé, heureux d’avoir persisté et heureux de se rendre compte que l’absurde peut être parfois très déstabilisant mais qu’une fois de temps en temps ça peut être intéressant de sortir des sentiers battus.

Passer un moment de lecture étrange qui offre au final une bonne occasion de ne pas se poser trop de questions… ou du moins, de ne pas se poser trop de questions approfondies, ça peut faire du bien!

09/10/2016

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