Auteur : Martin Michaud
Pages : 480
ISBN :978-2-89731-946-5

Responsable de la section des crimes majeurs en l’absence de son supérieur, le sergent-détective Victor Lessard se voit confier la mission d’enquêter sur la mort d’un haut gradé du SPVM dont on a retrouvé la tête dans un conteneur à déchets. Formé du jeune Loïc Blouin-Dubois, de l’inimitable Jacinthe Taillon et de Nadja Fernandez, avec qui Victor partage sa vie, le groupe d’enquête qu’il dirige doit faire vite, car l’assassin a laissé un message qui annonce de nouvelles victimes. Confronté à un tueur particulièrement retors, qui peint de lugubres graffitis sur le lieu de ses meurtres et évoque un curieux personnage surnommé le « père Noël », pressé d’obtenir des résultats rapides par sa hiérarchie sans pour autant recevoir l’appui nécessaire, Victor Lessard s’entête envers et contre tout à résoudre « l’affaire du Graffiteur », dédale inextricable d’une noirceur absolue qui ravivera les meurtrissures de son âme, ébranlera ses convictions les plus profondes et le mènera au bord du gouffre. Peut-on vouloir le mal pour faire le bien ?

Note

Violence à l’origine, le 4e roman de la série de l’enquêteur Victor Lessard, est un roman franchement prenant. J’avais beaucoup aimé Je me souviens, alors que j’y avais rencontré ce duo d’enquêteur extraordinaire. Lessard est tout simplement parfait comme personnage, le genre de policier tête dure qui ne lâche jamais le morceau. Il a plusieurs défauts qui nous font l’apprécier encore plus. Et que dire de Jacinthe Taillon, dont le franc parlé n’est plus à décrire ! Ses répliques cinglantes sont magnifiques et sa façon de s’exprimer vaut franchement le détour. J’étais franchement heureux de les retrouver !

Surprise en début de lecture, j’ai bien aimé commencer ce roman au chapitre 48. Oui, vous avez bien lu, au chapitre 48. Ça nous permet de sauter à pieds joints dans l’enquête pour ensuite continuer la lecture dans l’ordre. Le lecteur sait donc que ce roman sera une grosse enquête qui ne laissera pas à notre duo d’enquêteur le temps de reprendre leur souffle. Le fait de commencer le roman pratiquement avec l’un des derniers chapitres rend cette lecture des plus addictive.

Cette enquête nous mènera vers des sujets difficiles plus les chapitres avances. Des sujets qu’on ne veut pas voir, qu’on ne veut pas parler en société. Des sujets qui, pourtant, sont bien réels. Meurtres, violences sexuelles, manipulation psychologique… Jusqu’à quel point peut-on se fier à la justice ? Jusqu’à quel point est-il possible de se rendre pour se faire justice soi-même ? Est-ce que chaque homme et femme qui nait sur cette terre à un potentiel de violence à l’origine ? Est-il possible que cette violence, enfouit en chacun de nous, puisse se réveiller à n’importe quel moment ? Est-il possible de manipuler cette violence ? Décidément, ce roman nous pousse à se poser des questions. Et ça j’adore !

Ce roman nous raconte une histoire sombre. Très sombre. Et pourtant, il en ressort aussi un certain humour qui n’est pas pour déplaire à son lectorat. Ce duo de Lessard et Taillon met comme un baume sur toute cette noirceur avec leur dialogues. Ils sont toujours bien dosés et leur répliques font souvent mouche pour nous tirer un petit sourire en coin.

C’est un thriller efficace que nous signe ici Martin Michaud. Une enquête complexe et intéressante, un meurtrier qui à ses raisons, une psychologie chez les personnages qui n’est plus à douter et des scènes de crimes où le morbide tient une bonne place. Tout est là pour permettre à son lecteur de passer un excellent moment de lecture !

J’ai connu cet auteur il y a peu. Et chacun de ses romans qui se retrouvent entre mes mains est pratiquement un événement en soit. Ça y est, je suis conquis par sa plume et ses idées de romans. Je dois tous mes les procurer !

12/03/2019

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