Auteur : Yvan Godbout
Pages : 219
ISBN : 978-2-89819-228-9
Bastien et Mathis, T2 Les âmes frères
Un frangin lutte pour sa vie, un autre est sous l’emprise du plus vieil ennemi. Une maman frôle la mort mais lui échappe, une mamie rencontre la mort et l’attrape. Une princesse et une enfant roi, ou deux guerrières défiant les lois.
Une chasse au diable réincarné, une quête vers l’orphelin possédé.
Un dernier face à face avec le Mal dans l’espoir du point final.
Un jour Petit Poucet, Bastien est désormais l’âme frère prêt pour l’ultime affrontement.
Sa survie n’a qu’un but : celle de Mathis, prisonnier du Mal incarné. À ses côtés, trois combattantes et une ange-gardienne. Bientôt, espère-t-il, la malédiction pesant sur sa famille prendra fin. Mais à quel prix?
Voilà une fin de parcours qui laisse des traces ! Avec ce deuxième tome de Bastien et Mathis, Yvan Godbout ne termine pas simplement une histoire, il referme une porte ouverte il y a de nombreuses années, après nous avoir fait passer par Hansel et Gretel, Boucle d’or, Le Petit Poucet et les précédentes aventures de Bastien et Mathis.
De ce fait, après un aussi long parcours, je me vois mal donner mon avis pour ce simple roman. Je vais donc essayer de nuancer mes propos pour donner un avis à la fois pour ce roman et pour toute la série.
Il y a quelque chose d’assez particulier à retrouver Bastien et Mathis pour une dernière fois. Au fil des livres, je me suis attaché à eux, j’ai vu leur histoire évoluer… et pas toujours en bien. J’ai ri, j’ai été mal à l’aise, j’ai été surpris et j’ai même parfois eu envie de refermer le livre en me demandant franchement dans quoi je venais de m’embarquer.
Et le fait que ce soit la dernière fois que je partage des moments avec ces personnages, ça donne au récit une dimension émotionnelle, relativement inattendu, mais qui augmente à chaque page tournée.
Ce dernier roman semble plus lent que les précédents. Le rythme se trouvant ralenti par les nombreuses impressions de revenir sur des choses déjà établies. Ces passages n’alourdissent toutefois pas trop le récit et permettent à celles et ceux qui – comme moi – ont tardés un peu avant de se lancer dans cette conclusion à bien se remettre dans l’histoire.
Les chapitres sont divisés en courts segments, ce qui donne constamment envie de poursuivre la lecture. Ces changements de rythme s’accompagnent parfois d’un changement de point de vue, une dimension particulièrement intéressante du récit. Une même scène peut ainsi prendre une tout autre couleur selon le personnage à travers lequel on la découvre, permettant de mieux comprendre les réactions, les motivations et les émotions de chacun. J’ai beaucoup aimé !
Pour ce qui est de la conclusion, il faut dire que c’est parfois difficile d’en trouver une bonne pour une aussi longue saga. Il faut répondre aux attentes tout en refermant les différentes portes qui ont été ouvertes au fil des tomes. Et ici, la conclusion fonctionne !
J’ai eu l’impression de tourner la dernière page en sachant que l’histoire a réellement prit fin. Je me suis même surpris à avoir une petite larme au coin de l’œil… Parce que dire au revoir à Bastien et Mathis, c’est dire au revoir à une histoire qui a eu beaucoup de répercussions chez la littérature québécoise. Dire adieu à ces personnages, c’est laisser aller une partie importante de l’univers des Contes Interdits.
Une histoire se termine. Mais certaines histoires laissent une petite cicatrice en refermant pour une dernière fois le livre. C’est le cas ici.
07/10/2026
À lire aussi !
Comment lire ces contes ?
La plupart des romans de la série Les Contes Interdits peuvent être lus dans l’ordre de votre choix. Cependant, certains auteurs ont réutilisé des personnages dans plusieurs récits.
Bien que vous puissiez lire ces contes selon vos envies, je vous propose une liste recommandant un ordre de lecture pour certains d’entre eux, afin de garantir une expérience plus fluide et immersive.






Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !