Auteur : Patrick Süskind

Pages : 280

ISBN : 2-253-04490-3

Au XVIII e siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouventables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien.
Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bel et bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ».
C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.

Note

Patrick Süskind couche sur le papier un texte sommes toute magnifique. Le thème qui y est exploité est unique, tout comme chaque parfum dont le personnage principal développe ; on arrive presque à sentir les odeurs tellement les descriptions sont complètes. Mais si au début ces descriptions rendent le récit presque magique, je dois avouer que je m’en suis vite lassé. Ça donne certes une certaine profondeur au récit, toutefois ça laisse peu de place pour l’action – voir même pour l’intrigue à proprement parler puisqu’on ne peut pas réellement parler d’action ici. Mon émerveillement a donc vite fait place à une réelle monotonie. Il est dit que l’histoire est le portrait d’un tueur… mais c’est si long avant que le tout commence… En effet, ce n’est que durant le dernier tiers que j’ai vraiment accroché à l’histoire. Toutefois…

Je ne peux néanmoins pas affirmer que ce récit est mauvais puisqu’il est indéniable que l’auteur possède un grand talent d’écriture. Un chef-d’œuvre selon plusieurs. Oui c’est possible. Peut-être est-ce simplement que ce genre littéraire n’est pas pour moi ? J’ai tout de même persisté dans ma lecture et je me suis rendu compte que c’est le genre de texte qu’on ne peut que juger dans son ensemble puisque je peux affirmer sans hésitation – ne serait-ce seulement que pour sa fin – que ce récit est magnifique en son genre. La fin est totalement inattendue mais remarquable ! Le genre de finale qui reste en mémoire pour un bon bout de temps. Le genre de finale qui fait que j’ai pu finalement apprécier à sa juste valeur ce classique.

Ce n’est peut-être pas un livre coup de cœur, mais c’est une histoire dont je suis tout de même content d’avoir lu. Un nouveau style littéraire pour moi, un style que je ne préconise pas nécessairement, mais un style qui a sût faire son effet !

30/08/2011

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