Auteur : Peter Benchley

Pages : 283

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L’action se passe dans une station balnéaire, quelque temps avant l’ouverture de la saison. La nuit, une femme nage, son compagnon somnole sur la plage, un grand requin rôde à proximité de la côte. Soudain, attiré par les vibrations de l’eau, le monstre glisse vers sa proie. A l’aube, on retrouvera sur la grève le corps déchiqueté de la jeune femme. La peur s’empare des habitants de la ville. Faut-il interdire la plage ? Le maire et le chef de la police sont en désaccord fermer la station à quelques jours du mois de juillet, c’est la faillite des commerçants, l’annulation des locations et puis le requin est probablement déjà loin. Mais à s’on tour… un enfant disparaît, un homme est dévoré vivant. Le squale guette. Il faut tuer ce terrifiant animal. On fait venir d’un laboratoire océanographique un expert en requins… et en femmes ! Une pêche dramatique, désespérée, s’organise, une lutte sans pitié s’engage entre pêcheurs et requin mangeur d’hommes.

Note

Les Dents de la mer de Steven Spielberg m’a profondément marqué lorsque j’étais jeune. Ce film m’a même traumatisé à l’époque… mais, paradoxalement, je l’ai toujours adoré. Encore aujourd’hui, dès qu’il passe à la télévision, je ne peux m’empêcher de le regarder jusqu’au générique de fin.

C’est donc avec un mélange d’excitation et de nostalgie que j’ai enfin pris entre mes mains le roman de Peter Benchley, l’œuvre qui a donné naissance à ce monument du cinéma. J’avais l’impression de revenir à un souvenir d’enfance, tout en découvrant, pour la première fois, l’histoire dans sa forme originale.

On connaît tous l’histoire : un grand requin blanc sème la terreur à Amity, poussant trois hommes à partir à sa poursuite dans une chasse aussi périlleuse qu’obsessionnelle. Pourtant, le roman réserve bien des surprises, même à ceux qui connaissent le film par cœur.

Les personnages sont intéressants et suffisamment nuancés pour éviter les clichés. Martin Brody est un homme bourru, têtu et déterminé. Lorsqu’il est convaincu qu’une décision est la bonne, rien ne peut le faire changer d’avis, même si cela signifie s’attirer les foudres des habitants en fermant les plages. Son sens du devoir en fait un personnage crédible et attachant.

En revanche, Ellen Brody ne m’a pas convaincu. J’ai eu l’impression que Peter Benchley cherchait à lui donner plus de profondeur, mais son développement m’a semblé peu pertinent et n’apporte finalement pas grand-chose à l’intrigue. Je ne me suis donc jamais réellement attaché à ce personnage. Chaque passage avec Ellen m’a semblé d’une longueur décevante.

Quant aux deux autres hommes présents pour la chasse au requin, ils offrent un contraste intéressant. Hooper apporte une approche plus scientifique et réfléchie, tandis que Quint incarne l’expérience brute, l’instinct et l’obsession. Leurs visions opposées créent une dynamique captivante avec Brody et rendent cette expédition aussi tendue sur le plan humain que face au requin lui-même.

L’écriture est fluide et agréable à lire. L’auteur connait son sujet et chaque fois que le requin est dans les parages, la tension monte d’un cran… tout comme lorsqu’il disparait dans les profondeurs ! Peter Benchley joue sur les tensions pour amener son lecteur dans des moments d’angoisse où l’imagination fait parfois encore plus de ravages que ce que l’on voit réellement.

J’aime me plonger dans ce genre de vieux romans. La nostalgie s’installe presque instantanément et ne me quitte plus jusqu’à la dernière page. Quelques longueurs malhabiles, mais revivre cette histoire qui m’a tant marqué, cette fois dans sa version littéraire, a été une expérience aussi agréable que fascinante. Même en connaissant déjà les grandes lignes du récit, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les différences avec le film et à retourner, le temps de quelques heures, sur les plages d’Amity.

25/07/2026

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