Auteur : Sylvain Johnson
Pages : 265
ISBN : 978-2-89786-771-3

Un père alcoolique qui tente de noyer son enfant difforme.

Un couple de monstres de foires en cavale, poursuivi par un policier corrompu, au service d’un juge pervers.

Une magnifique sirène prisonnière des griffes d’un forain sadique et qui se lie d’amitié avec un garçon homard.

Une mystérieuse attraction montréalaise, le palais des nains, qui cache des abominations, d’absurdes personnages de cauchemars aux intentions machiavéliques.

Note

Les contes interdits, c’était à la base quatre romans écrits par quatre auteurs différents, basé sur les contes de notre enfance, version horrifique et gore. Puis, il y a eu deux autres vagues de sortie de romans dont Sylvain Johnson faisait partie. J’ai lu Le joueur de flûte de Hamelin de cet auteur et j’ai bien aimé. J’y avais alors connu la plume de Sylvain que j’avais bien apprécié.

 

J’avais bien hâte de savoir si cet auteur réussirait son pari avec un deuxième conte interdit à son actif… et j’avais aussi hâte de retrouver son style littéraire. Néanmoins, j’ai attendu longtemps avant de me lancer dans La petite sirène puisque c’était le dernier conte de la collection qu’il me restait à lire. Grosse erreur… j’aurais dû m’y lancer plus tôt parce qu’il est presque parfait !

Entendons-nous tout de suite, cette histoire de la petite sirène est bien loin de la version Disney. Ici il n’y a pas de petits poissons colorés qui chantent en célébrant la beauté de la vie sous-marine. Oh que non ! Cette version de Sylvain Johnson est bien plus horrible. C’est glauque, cruel et rempli de violence et de débauche. C’est pour un lecteur avertit.

Notre petite sirène mène une vie horrible depuis son enfance, alors que son père à voulu la noyer en la voyant ainsi née. Elle se retrouvera alors entre les mains d’un forain qui fera de sa vie un calvaire, la laissant à la merci de tous les pervers qui peuvent lui apporter du fric en échange de quelques minutes avec cette magnifique créature. Voulant s’en sortir, elle prendra la fuite avec son ami aux mains en pinces de homards et se retrouvera au palais des nains dans l’espoirs d’y trouver une façon d’avoir des jambes pour s’enfuir le plus loin possible avec son beau cow-boy. Mais dans la vie, rien n’est jamais facile… et nos amis s’en rendront compte bien assez vite !

Le style de Sylvain Johnson est très précis et descriptif. Les scènes horribles qui se succèdent à un bon rythme en sont la preuve, car dans chacune de ces scènes il a une façon bien à lui de nous démontrer ce qu’il veut… et les images sont marquantes ! Entre viols et meurtres, entre la cruauté et l’horreur, l’auteur s’assure de bien faire passer ses idées. Et croyez moi si je vous dis que ses idées n’ont rien à voir avec le bonheur et la joie. 

C’est une lecture cruelle et difficile de par les sujets qu’il véhicule… mais c’est terriblement bien mené et addictif. Le texte est efficace et juste. J’ai bien aimé le clin d’oeil très évident à un personnage phare de la trilogie des Yeux Jaunes de Yvan Godbout, tout comme – pour le lecteur qui garde l’oeil ouvert –  l’insertion de personnages basé sur les autres auteurs des contes interdits.

Sylvain Johnson a un talent pour l’écriture d’horreur. Ça c’est évident. J’irais même jusqu’à dire que, de ses deux contes, c’est celui-ci que j’ai préféré. Et il réussi haut la main son pari, alors qu’il me donne très certainement le goût de me procurer d’autres de ses romans !

27/03/2019

3 réponses
  1. Karyne
    Karyne dit :

    Mon préféré pour l’instant. Cette histoire m’a transporté du haut des nuages jusque dans les bas fonds des ténèbres. Wow… De plus qu’il y une mélange de personnages que je ne veux pas dévoiler mais je peux vous dire que les nuits ont été courtes.

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