Auteur : Christian Page
Pages : 374
ISBN : 978-2-89758-978-3
Ovnis : engins extraterrestres, supercheries ou erreurs d’interprétation ?
Pour la première fois au Québec, un ex-adepte d’ufologie brise l’omerta qui règne dans la communauté des ufologues – ces soi-disant chercheurs de vérité.
Depuis les premières «soucoupes volantes» aperçues dans les années 1940, la Belle Province a connu son lot d’incidents insolites, minutieusement répertoriés ici. Or, selon Christian Page, « les ovnis, c’est devenu une business ». L’auteur, qui a milité plus de 20 ans au sein d’associations ufologiques, révèle comment des observations a priori inexplicables ont été déformées ? voire inventées ? pour répondre aux besoins de croyants passionnés. Mettant en lumière divers cas, il expose comment des phénomènes inusités ont été transformés en freak show au profit de manipulateurs sans scrupules.
Si les ovnis existent ? ce dont l’auteur ne doute pas ?, les ufologues préfèrent exploiter leur mythe, un choix beaucoup plus lucratif. Les ovnis sont l’enjeu d’un Watergate spatial, un scandale qui est, en ces pages, brillamment dénoncé.
Depuis toujours, j’ai les yeux tournés vers le ciel. Les étoiles, les planètes, l’immensité silencieuse de l’espace… tout ça me fascine. Et forcément, qui dit univers dit aussi mystère — et qui dit mystère dit extraterrestres.
Cette curiosité ne m’a jamais quitté. Elle s’est même nourrie, au fil des années, des enquêtes et des analyses de Christian Page, que j’écoute avec passion chaque fois qu’il apparaît à la télévision. Son regard critique, posé et rigoureux sur le phénomène ovni m’a toujours captivé. J’étais donc très intéressé par cet ouvrage !
La première partie donne l’impression d’un trop-plein d’informations, lancé à toute vitesse, sans vraiment laisser au lecteur le temps de respirer ou d’assimiler ce qui se passe. On sent qu’il y a de la matière, beaucoup de matière — mais elle arrive de façon un peu précipitée, presque brouillonne. Et j’avoue avoir été quelque peu déboussolé.
Heureusement, tout se place par la suite. Le rythme ralentit, l’écriture respire davantage, et l’auteur prend enfin le temps de s’attarder à chaque histoire. Les idées gagnent en profondeur et ce qui semblait un peu brouillon au départ devient plus clair, plus maîtrisé.
L’auteur l’annonce d’emblée : en publiant ce livre, il ne se fera sans doute pas que des alliés. Et en effet, lorsqu’il s’agit d’évaluer la crédibilité d’un témoignage — ou de la remettre en question — il n’épargne absolument personne. Fidèle à sa réputation, Christian Page adopte une approche résolument cartésienne, rigoureuse et pragmatique.
Dans Ovnis au Québec, Christian Page ne cache rien de son parcours. Ancien croyant fasciné par le phénomène, il adopte aujourd’hui une posture beaucoup plus sceptique… et ça se ressent à chaque page.
Cette transition n’est pas un simple détail biographique : elle devient le cœur du livre. Son regard a changé, et il assume pleinement ce virage. Loin de chercher à alimenter le mystère, il choisit plutôt de le déconstruire. Avec une approche directe, presque frontale par moments, il remet en question les récits sensationnalistes, examine les témoignages avec rigueur et n’hésite pas à pointer ce qu’il considère comme des exagérations… voire des fraudes au sein de la communauté ufologique.
On peut être d’accord ou non avec ses conclusions, mais une chose est claire : il est honnête et franc. Il écrit comme quelqu’un qui a cru, qui a enquêté, puis qui a décidé de revoir sa position à la lumière des faits. Ce mélange d’expérience personnelle et d’esprit critique donne au livre une tension particulière… celle d’un homme qui démonte un univers qu’il a lui-même habité.
Ce n’est pas un ouvrage qui cherche à convaincre que les extraterrestres existent. C’est plutôt un livre qui invite à douter… intelligemment. Parce qu’après tout, comme il le dit lui-même : « Les phénomènes aériens non identifiés existent. L’hypothèse (des extraterrestres) n’est pas exclue, mais sans preuves solides, elle demeure très improbable. »
Et malgré tout… moi qui ai toujours les yeux tournés vers le ciel, je dois l’admettre : parfois, on ne demande qu’à croire !
04/03/2026





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