Auteur : Jérôme Wybon & Toni Cittadini
Pages : 192
ISBN : 978-2-386-40066-7
Été 1974. Sur l`île paisible de Martha’s Vineyard, un tournage chaotique va bouleverser l`histoire du cinéma.
Requins défectueux, tempêtes imprévisibles, tension sur le plateau, et un jeune réalisateur nommé Steven Spielberg qui joue sa carrière sur un film de monstre marin… sans monstre.
Avec le trait incisif de Toni Cittadini et un récit haletant documenté par Jérôme Wybon, ce roman graphique vous emmène derrière la caméra de Jaws (Les Dents de la mer), là où la légende va prendre forme.
Découvrez comment un tournage cauchemardesque est devenu un chef-d’oeuvre.
Les mâchoires de la peur, de Jérôme Wybon et Toni Cittadini, est une BD bien intéressante qui revient sur le tournage devenu mythique du film Jaws de Steven Spielberg. Et quand on connaît le résultat final, il est presque difficile d’imaginer à quel point la création de ce chef-d’œuvre a été semée d’embûches.
On suit le quotidien souvent chaotique de cette production qui s’est étirée sur des mois de travail acharné. Steven Spielberg a dû composer avec une multitude de problèmes, mais il a continué de croire en son film malgré tout. Et la preuve que ses efforts en valaient la peine est encore là aujourd’hui puisque plus de 50 ans après sa sortie, Jaws demeure un film toujours aussi fascinant et marquant !
J’ai particulièrement aimé découvrir les coulisses de ce tournage. Entre les acteurs qui arrivaient parfois saouls sur le plateau, les requins mécaniques qui refusaient de fonctionner correctement et une météo loin d’être coopérative, les problèmes ne manquaient vraiment pas ! On découvre les difficultés rencontrées par l’équipe, mais surtout les solutions trouvées pour réussir malgré tout à donner vie à cette histoire.
Les auteurs font d’ailleurs un excellent travail. Les textes sont efficaces et les illustrations, plutôt simples, correspondent parfaitement au style de cette BD. On tourne les pages avec l’impression d’être directement plongé dans les coulisses d’un tournage qui aurait pu tourner au désastre… mais qui a finalement donné naissance à un classique du cinéma.
Et c’est peut-être l’un des aspects les plus intéressants de cette histoire. Toutes ces difficultés ont finalement contribué, d’une certaine façon, au résultat final. Le requin mécanique fonctionnait tellement mal qu’on ne pouvait pas le montrer autant que prévu. Spielberg a donc dû suggérer sa présence plutôt que de toujours le montrer. Et finalement, c’est probablement ce qui rend le film encore plus efficace. Parce que parfois, imaginer est beaucoup plus terrifiant que regarder. Surtout lorsqu’on sait que le fameux requin mécanique ne ressemblait pas toujours à un vrai requin !
J’ai vraiment aimé cette BD et je l’ai trouvée particulièrement intéressante, surtout après avoir récemment lu le roman original de Peter Benchley. Découvrir l’histoire de Jaws sous cet angle, après avoir replongé dans le récit où tout commencé, m’a permis d’apprécier encore davantage ce classique du cinéma.
Une lecture qui m’a donc permis de retourner une fois de plus à Amity… mais cette fois, directement sur le plateau de tournage. Pis j’aime ça !
11/08/2026





Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !