Auteur : Simon Rousseau

Pages : 423

ISBN : 978-2-89848-091-1

Les Classiques Interdits

Frankenstein, L’alchimie de la chair

Hiver 2008. Le jeune et brillant Victor Frankenstein est arrêté pour meurtre. Dans son manoir, on découvre un laboratoire secret, au cœur duquel il semblait mener des expériences impies sur des cadavres humains. Les preuves indiquent qu’il n’est finalement responsable d’aucun homicide, cependant la justice le condamne à l’institut psychiatrique.

Neuf ans plus tard, la sergente-détective Mégane Marcotte tombe sur la scène sordide d’un rituel occulte impliquant les corps charcutés de garçons disparus. Le tueur d’enfants est capturé, néanmoins de nombreuses questions entourant cette affaire demeurent sans réponse. Lorsqu’elle apprend que Victor Frankenstein vient tout juste de recouvrir sa liberté, sachant que ses pratiques de l’époque évoquent étrangement celles du meurtrier tout juste neutralisé, Mégane décide d’investiguer sur cet homme que tous considèrent fou.

Elle ne tarde pas à constater que tout ce que touche Frankenstein est fatalement condamné au plus tragique des destins…

Note

L’histoire tourne, bien sûr, autour de Victor Frankenstein. Profondément marqué par la mort de sa mère, ce jeune homme brillant sombre peu à peu dans l’obsession. En secret, il ouvre un laboratoire clandestin et se lance dans des expériences interdites, cherchant, coûte que coûte, à ramener les morts à la vie.

Mais ses recherches sur des cadavres le conduisent à l’internement et il passe de longues années en institut psychiatrique. Lorsqu’il est enfin libéré, Victor n’est plus le même : brisé, vidé, bien loin de l’homme qu’il était autrefois. Du moins, jusqu’au jour où des cadavres sont retrouvés… Dès lors, le doute s’installe, la paranoïa s’empare de lui, et Victor se met en quête de réponses.

Le récit suit aussi la sergente-détective Mégane Marcotte qui cherche à faire le lien entre ces nouveaux meurtres et ceux commis il y a presque une décennie. Et ce qu’elle va finalement découvrir, ira bien au-delà de tout ce qu’elle pouvait s’attendre.

Comme toujours, le style de Simon Rousseau est un sans-faute. Le texte brille par une fluidité remarquable, et les idées qu’il propose pour faire passer ce grand classique de la littérature à un tout autre niveau sont particulièrement réussies.

On reconnait tout au long de notre lecture les similitudes avec le classique original de Mary Shelley. Les idées de l’auteur sont efficaces et l’histoire nous tire quelques fois le sentiment que ça se terminera mal. Des scènes horribles, il y en a. Des passages éprouvants, durs, morbides, où le sang coule à flots et où les images que l’on se fait en tête ont de quoi nous rendre presque fous.

Simon Rousseau prouve une fois de plus que son talent ne s’effrite pas et que son imagination, toujours aussi affûtée, continue de repousser les limites du genre. Décidément, la collection Classiques Interdits s’impose sans effort. Au-delà de magnifiques objets-livres — couvertures rigides et jaspages somptueusement travaillés — elle propose des récits solides, cohérents et d’une redoutable efficacité !

03/02/2026

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