Auteur : Anonyme

Pages : 499

ISBN : 978-2-253-16481-4

Bourbon Kid, T4

Il est sans doute préférable pour votre bien-être que personne n’inscrive jamais votre nom dans Le Livre de la mort, sans quoi il vous resterait très peu de temps pour formuler vos dernières volontés. Aussi on peut aisément comprendre que celui-ci fasse l’objet de multiples convoitises, en général assez mal intentionnées. Et que quelques contrariétés guettent son actuel détenteur, l’infortuné Sanchez.

Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.

Note

Avec le temps, je me suis beaucoup attaché au personnage du Bourbon Kid. Cette série aux allures de western où les pétarades et les tueries ne cessent jamais cache pourtant bien plus qu’une simple orgie de violence. Derrière les balles perdues, l’humour noir et les litres de bourbon, on découvre un univers déjanté, irrévérencieux et étonnamment attachant, où chaque personnage semble marcher en permanence sur la fine ligne entre le grotesque et le tragique.

Depuis Le Livre sans nom, impossible pour moi de ne pas replonger dans cette ville paumée – peuplée de tueurs, de prêtres douteux et de survivants cabossés – comme si, au fond, ce chaos sanglant avait quelque chose d’étrangement familier… voire réconfortant.

Ce quatrième tome débute exactement là où s’arrêtait le précédent. Et quand je dis « exactement », c’est littéral puisque l’histoire reprend dès le lendemain. On est immédiatement replongé dans le chaos, sans temps mort ni rappel inutile, comme si on n’avait jamais refermé le livre précédent. Cette continuité renforce l’immersion et donne encore plus envie d’enchaîner les pages.

Le style parfois burlesque, souvent agressif donne l’impression de lire un film d’action sous amphétamines, où l’absurde côtoie la brutalité sans jamais demander la permission. On passe d’une scène complètement loufoque à un déchaînement de violence pure en quelques lignes, sans transition, sans répit – et étrangement, ça fonctionne. Ce mélange improbable crée une lecture aussi dérangeante que jubilatoire, comme si l’auteur prenait un malin plaisir à tester jusqu’où il peut pousser le chaos… sans jamais perdre son lecteur en chemin.

Les nombreuses références à des films apportent encore une fois un plus vraiment intéressant au récit. Elles renforcent l’ambiance, donnent un rythme très visuel à l’histoire et accentuent ce côté excessif et décomplexé propre au Bourbon Kid.

Sans surprise, j’ai encore une fois adoré cette lecture. J’ai refermé le livre avec l’impression d’avoir traversé une tempête de balles… et avec l’envie irrépressible d’y replonger encore !

15/02/2026

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