Auteur : Gabriel Thériault
Pages : 209
ISBN : 978-2-89848-046-1
Une créatrice de contenu qui connaît le succès grâce à des capsules sur les pires tortures de l’Histoire.
Un tueur qui s’en inspire et les teste au fond d’une cave sordide.
Un père qui se réfugie dans le sanctuaire d’un passé heureux pour oublier son effroyable agonie.
Et d’autres suppliciés qui agonisent sous les yeux du spectateur impuissant…
Dans cette sinistre mue de la Corriveau, la légende de cette jeune femme continue de se transformer et de se moderniser. Sur les écrans, la Toile se métamorphose vite en nouvelle cage de fer qui expose tout un chacun aux regards cruels de la foule.
Voilà un Conte Interdit qui ne laisse clairement pas indemne. Les thèmes abordés sont durs, parfois éprouvants, et le style très graphique de l’auteur rend certaines scènes presque impossibles à ignorer. C’est cru, sombre, malsain par moments et profondément dérangeant. Une lecture qui secoue, qui met mal à l’aise, mais qui frappe par son intensité et son audace.
C’est un conte très sombre, voire même une lecture douloureuse par moment tant les scènes sont choquantes. L’auteur nous attrape violemment et nous traîne sans ménagement page après page dans un cauchemar dont on ne peut détourner les yeux.
Je dois le dire, certains passages m’ont donné plus de mal, alors qu’on parlait d’un enfant vivant un cancer. Ayant moi-même eu un enfant souffrant de cette maladie, certaines scènes ont résonné d’une façon beaucoup trop réelle, ravivant des émotions et des souvenirs que l’on n’oublie jamais vraiment. J’ai donc mis un peu plus de temps que prévu pour lire ce conte interdit, non pas par manque d’intérêt, mais parce qu’il m’était parfois nécessaire de refermer le livre, de respirer, de prendre du recul avant d’y replonger. Malgré tout – ou peut-être à cause de cela – cette lecture m’a profondément marqué, me rappelant à quel point certaines histoires dépassent la fiction pour venir toucher quelque chose de très intime.
Le style de l’auteur est précis, direct, tout en laissant parfois affleurer une poésie discrète qui donne aux mots une résonance particulière et rend chaque scène plus vivante, presque palpable. Cette écriture dépouillée, mais chargée d’émotion, va droit au but sans jamais sacrifier la profondeur. C’est redoutablement efficace.
La Corriveau, à l’image de toute cette série, n’est pas un simple conte qu’on lit pour se divertir. C’est une plongée dans une part sombre de notre imaginaire collectif. Une histoire qui dérange, qui secoue, qui laisse un goût amer… très amer.
On referme le livre avec un certain malaise. Ce conte interdit nous rappelle que les légendes ne naissent pas du confort, mais de la peur, de la colère et que l’horrible ne console jamais !
22/02/2026
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Comment lire ces contes ?
La plupart des romans de la série Les Contes Interdits peuvent être lus dans l’ordre de votre choix. Cependant, certains auteurs ont réutilisé des personnages dans plusieurs récits.
Bien que vous puissiez lire ces contes selon vos envies, je vous propose une liste recommandant un ordre de lecture pour certains d’entre eux, afin de garantir une expérience plus fluide et immersive.






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