Et si quelqu’un nous observait en ce moment…
…et nous jugeait ?
Parfois, je me demande si des extraterrestres nous regardent depuis des années. Et je me demande ce qu’ils voient. Une espèce fascinante ? Ou une espèce condamnée à répéter les mêmes erreurs encore et encore, comme un disque rayé qu’on refuse de changer ?
Et pourtant, au milieu de tout ce chaos, il y a des gestes de courage, de bonté, de beauté qui rappellent que nous sommes capables de plus que nos erreurs.
Mais s’ils nous observent, ils verront nos guerres absurdes, nos ambitions ridicules, nos idéologies qui s’entre-déchirent pour des territoires ou des idées. Ils verront comment nous polluons, détruisons et exploitons notre planète comme si elle était un jouet, un roman mal écrit qu’on croit pouvoir réécrire à l’infini.
Ils verront nos promesses non tenues, nos discours creux, nos hypocrisies. Nos millions de bonnes intentions qui finissent toujours dans les poubelles de l’histoire. Ils verront des humains qui s’indignent pour une heure et oublient le lendemain, qui s’aiment et se détestent avec la même intensité, qui bâtissent des civilisations tout en creusant leur propre tombe.
Et pourtant, nous continuons. Nous inventons. Nous aimons. Nous mentons. Nous trahissons. Nous construisons, nous détruisons, nous crions à l’injustice et à la liberté, comme si tout cela avait un sens. Comme si nous étions autre chose que des spectateurs aveugles de notre propre comédie.
Peut-être que, vus de là-haut, nous sommes juste… drôles. Pathétiques. Tragiquement fascinants. Et en même temps, peut-être qu’ils nous envient. Qui sait ? Parce que malgré tout, nous vivons, nous rêvons, nous faisons des erreurs immenses et nous continuons.
Nous continuons comme si de rien n’était. Nous polluons, détruisons, tuons, mentons et trahissons… Encore et encore.
Et nous appelons ça vivre.
Nous bâtissons des murs pour nous protéger de nos semblables, puis nous les franchissons pour détruire ce qu’ils ont bâti de leur côté. Nous prions pour la paix tout en préparant nos guerres.
Nous nous vantons de nos inventions tout en ignorant que nous creusons notre propre tombe. Nous regardons ailleurs quand un enfant meurt de faim, quand un arbre tombe, quand l’air devient poison… Tant que c’est pas chez nous.
Nous nous levons chaque matin avec la certitude que demain sera meilleur, et chaque soir nous tombons dans le même cycle absurde, convaincus que quelqu’un d’autre paiera pour nos erreurs. On verra ça plus tard !
Nous sommes l’espèce qui applaudit ses conquêtes mais pleure ses destructions, l’espèce qui apprend de ses erreurs… et les répète.
Et si des extraterrestres nous observent vraiment, ils verront ça : l’orgueil, la bêtise, la violence et le désordre mêlés à la beauté fugace de nos vies.
Ils verront le rire et le sang, la création et la destruction, le génie et la stupidité, tout entremêlé dans un spectacle tragiquement fascinant.
Nous sommes l’histoire que l’univers raconte à ses étoiles… et c’est nous qui écrivons le chaos.
Au final, sommes-nous vraiment une bonne espèce, ou juste des amateurs de chaos qui se racontent des histoires pour se rassurer ?
Peut-être qu’ils nous regardent de là-haut et nous jugent. Et je crois que nous méritons largement leur jugement !
17/09/2025


