Lire avec Roxy

Chaleur, silence et souvenirs

Il y a des souvenirs qui réchauffent le cœur comme un rayon de soleil en plein hiver. Lire avec Roxy en fait partie. Roxy, c’était ma petite fille saucisse. Une chienne au long corps, aux pattes courtes, au regard tendre et plein d’amour. Elle avait cette façon bien à elle de se coller contre moi dès que j’ouvrais un livre. C’était devenu un rituel entre nous, une routine douce et silencieuse que je chérissais plus que je ne l’admettais peut-être à l’époque.

Souvent, elle grimpait sur mes genoux, s’y installait comme si c’était l’endroit le plus naturel au monde. Parfois, elle se glissait contre moi, juste assez pour que je sente sa chaleur, sa présence tranquille, son souffle paisible. Je lisais, elle dormait. Parfois, elle levait un œil, intriguée par un mouvement ou une page qui tourne. Mais le plus souvent, elle restait là, comme un petit soleil vivant.

C’est drôle comme on s’attache à ces moments simples. Ils n’ont rien de spectaculaire, mais ils marquent profondément. Parce que dans ces instants-là, je me sentais bien. Apaisé. Accompagné. Aimé. Lire est déjà un refuge, mais avec Roxy, c’était plus que ça. C’était un cocon.

Elle n’est plus là maintenant. Et pourtant, je la sens encore parfois, surtout quand je m’installe pour lire. Il me semble encore entendre ses petites griffes trottiner sur le plancher, ou la sentir se blottir contre moi, chaude et rassurante. Ce sont des souvenirs qui ne me rendent plus triste. Pas vraiment. Ce sont des souvenirs joyeux, tendres, vivants. Des souvenirs qui me rappellent à quel point je l’aimais. Et à quel point elle m’a fait du bien, simplement en étant là.

Lire sans elle n’est plus tout à fait pareil. Mais je crois qu’une partie de Roxy est toujours là, quelque part entre les pages, entre les lignes, dans les silences doux qui accompagnent la lecture.

C’est peut-être ça, l’amour véritable : quelque chose qui continue à nous réchauffer… même quand on lit seul.

23/07/2025