Auteur : Stephen King

Pages : 438

ISBN : 978-2-226-31930-2

La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.
Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens… Et qu’il y a bien des façons de renaître !
Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.

Note

Dans ce roman, nous suivons les deux personnages principaux tout au long du roman. Le premier, un jeune garçon de six ans, un certain Jamie, et le deuxième un révérend du nom de Charles Jacob. Ce dernier, nouveau venu à Harlow, utilise l’électricité – et une technique connue de lui seul – pour guérit le frère de Jamie. Plusieurs années plus tard, Jamie retombe par hasard sur le révérend et découvrira en lui un homme bien plus mystérieux qu’il ne le pensait.

C’est avec un début de roman très lent et plutôt banal que le King débute son histoire. Et on peut aisément dire qu’on n’y retrouve à peu près pas de fantastique dans ce récit. Et pourtant, du fantastique il y en a, surtout vers la fin. Seulement, Stephen King prend visiblement plaisir à faire languir le plus possible son histoire. Il prend le temps de bien implanter le décor et les personnages. Surtout les personnages. Il développe toute une histoire qui tourne autour de ses deux personnages principaux. C’est parfois long, mais ça nous les fait apprécier encore plus tout au long du roman !

Tout au long de ma lecture, ce que je lisais me laissais presqu’indifférent. J’étais attaché aux personnages et certains moments me donnait à penser que le rythme allait enfin s’élever pour rendre ma lecture un peu moins monotone. J’ai ressentis ça durant la première moitié du récit. Et puis, tout a commencé à se mettre en place et tout a changé tranquillement.

Cette histoire respire les frissons, mais les frissons tranquilles. Le genre de frissons qui s’animent lentement et qui, à chaque nouveau chapitre, rendent l’atmosphère de plus en plus étouffant jusqu’à une finale éclatante. Le fantastique émerge et se transforme en cauchemar, rendant cette fin flippante à souhait ! Je ne peux pas mentir et admettre que cette finale rehausse largement mon avis sur cette lecture.

C’est une lecture un peu en demi-teinte et c’est la raison pourquoi je ne peux classer Revival dans les meilleurs de cet auteur. Ce serait mentir. Je ne peux même pas le classer dans mon top dix de ses romans. Mais il n’est pas loin. Juste pour la fin… parce que cette fin m’a vraiment foutu les jetons !

Il me faut vous avertir si vous décidez de vous lancer dans cette lecture. Attention à la foudre ! Craignez-là. Non pas pour les brûlures qu’elles peuvent infliger. Non ! Craignez-là parce que son pouvoir secret est bien plus terrible encore… Et ce pouvoir ne doit pas être découvert !

11/01/2024

«Je ne peux supporter de croire que sa présence dans ma vie ait eu quoi que ce soit à voir avec le destin. Cela voudrait dire que toutes ces choses terribles – ces horreurs – devaient arriver.
S’il en est ainsi, alors la lumière n’existe pas, et notre foi en elle n’est qu’une stupide illusion. S’il en est ainsi, alors nous vivons dans le noir tels des animaux au fond d’un terrier, ou des fourmis dans leur fourmilière.
»

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